Weim., I, 323, 19 et 53:'i
SAINT lîERNARD ET LA VIE MONASTIQIE 79
A partir de ce moment, ils se trouvent très souvent réunis, et rapportes à la même époque, à savoir alors que Bernard était mourant, ou du moins qu'il croyait l'être 1.
I. Je les donne d'abord tels qu'ils se trouvent dans l'édition d'Erlangcn : C, 201, 259 ; — ç), 2io-2'ii ; — i-, 3i ; — 3i, 287 : « Et toutefois saint Bernard, le saint moine par excellence, après avoir vécu longtemps dans le baptême monastique, se trouvant une fois mortellement malade, dut en arrivera douter de toute sa vie monacale », etc. (Sur le baptême monaslique, voir, plus loin, première partie, ch. XI, etc). — 3i, 291-292 ; — 821 (seulement indiqués) ; — 30, 8; ^i. 309; — '|3, 353-35^. Ici, après avoir cité le premier passage, Luther ajoute : « Oui, mais comment en est-il ainsi, cher saint Bernard ? N'as— tu pas été toute ta vie un pieux moine ? La chasteté, l'obéissance, tes prédications tes jeûnes, tes prières, tout cela n'est-il donc pas excellent? Non, répond-il, lotit cela est perdu et appartient au diable. » — /i5, i;!|8-i'tg, 1GG-1G7 (très développé), 355-356; 36 '1 ; — ^6, 2/i5, 877: Après y avoir cité les deux passages, Luther dit : (( Ici, il met de côté le moine, l'ordre, l'habit et les règles pour se rejeter sur le Christ » — ^7, 37-38 : «O saint Bernard, il était temps de revenir en arrière. — Et il a pendu son froc au mur » ; — /17, 39. — Opéra exegelica latina, 19, 52 ; — In Galat., édition Irmischer, II, 28/i. — Weimar, XX, 62'i, 672, 7/16, j3.
Comparer avec ce dernier passage Enarr. in can. epist. priorem Joannis, anno 1527 die 19 Augusti inchoata (Cod. Pal. lat., 1825, fol. 1^47) « Omnes enim sic docuerunt, nos Christi sanguine mundari a pcccatis : super hoc fandamentum, quod retinuerunt, «•dificarunt stipulas, traditiones et régulas suas. Sed (lies probavit tandem hoc aîdificium ; in agone enim mortis, qui verus ignis est, periit haec fiducia traditionum, et in solam misericordiam se rejecerunt, sicut sanctus Bernhardus clamavit, se misère perdidissc vitam, quam totam vigiliis, jejuniis, et omni génère superstitiosorum opcrum misère Iransegerat. Erexit aulem se fiducia meriti Cliristi, quem aiebat duplici jure habere regnum, primum est Dci filium naturalem, sec\mdo, ex merito passionis, quam passionem pro peccatoribus liberandis subierat. »
Weimar, XXVII, 335. — Même dans son livre du Serf Arbitre (De Servo arbitrio : Opéra lat. varii arguineiiti, 7, 1G6), le premier passage a dû prendre place, cette fois jiour prouver que les saints
<So SAI^T BERNARD ET LA ME MOTtASTIQUE
\tais qimnd Bern<H*d laissa-t-il donc échapper la promière parole « J'ai mal vécu», ceîle4à précisément qui est la plïis importante? Où la tFoiive-t-on? Jcpnis l'affirmer à MM. kaweraii, Schafer, Koliler et à leurs collègues : si un franciscain dans l'édition de saint Bonaventure, un dominicain d'ans celle de saint Thomas, le jésuite Braunsberger en publiant les lettres de Canisius, Giett, en éditant la Somme de Roland, ceux qui tout récemment ont édité les Actes du concile de Trente, et d'autres encore ; s'ils avaient trouvé ce passage sur leur roule, ils n'auraient jamais eu de repos qu'ils n'en eussent découvert la source.
Où se trouve donc : ci J'ai perelu mon lemiD*. J'ai mal vécu ? » Dans le vingtième sermon sur le Cantique des Cantiques, et précisément au commencement, dans le n" r '. Saint Bernard part de cette idée qu'il faut vivre pour le Christ; Dieu, dit-il, a créé toutes ehoises pour lui-même ; crains Dieu et observe ses commandements, car c'est là tout l'homme'-. Puis il ajoute : « Tournez vers vous, ô mon Di^u, ce peu de chose que vous avez daigné que je fusse, et de ma pauvre vie, recevez, j.e vous en conjure, les années qui restent à s'écouler. Et pour ces aatires années que j'ai perdues, parce que j'ai mat uécii, ne méprise: pas, mon Dieu, un cœur contrit et humitié. Mes jours ont passé
oubliant leur libre arbitre, pour ne phrs invoquer (pie la grâce (lie Dieu. — En termes généraux, mais avec le changement de sens qu'il lut a fait subir, il cite Ik passade : J'ai mal vécu; Perdite viœi : Erl., 20. 335; Opéra exeg. lai. i,3or ; in Galat., l, il, etc.