Weim, I
gieux le blasphème qui soii de sa bouche en 1027 : de leur Règle, ils ont fait le fondement du salut, sans égard à l'unique fondement, qui est Jésus-Christ^ ; si bien qu'on peut leur opposer ce raisonnement : u Si rien ne justifie devant Dieu en dehors du sang du Christ, dès lors les statuts des papes, les règles des Pères sont une séduction 2, car « la règle est bonne assurément, mais ce n'est pas elle qui a versé son sang pour moi 3. » Et de même qu'en raison de ce blasphème, de ce reniement du Christ, l'on pourrait détruire les monastères de fond en comble*, ainsi chaque moine en particulier, avant que son âme se sépare de son corps, doit maudire toute sa vie religieuse avec toutes les règles et exercices dont elle est faite, s'il veut se sauver et arriver à la félicité éternelle. Comme nous le verrons dans les chapitres suivants, Lutlier se tait à dessein sur ce fait que le fondement de l'état religieux et de toutes les règles, ainsi que de tous les exercices en général, est Jésus-Christ, et que selon la doctrine catholique toutes les bonnes œuvres ne sont agréables à Dieu qu'autant qu'elles sont faites par la vertu de Celui qui a été la réconciliation pour nos péchés ^ .
Pour tout catholique c'est une chose qui va pour ainsi dire de soi que l'enseignement donné aux jeunes religieux par un homme plus âgé que Luther de quelques années seulement, l'abbé bénédictin Garcia