‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 107 sur 290 · Ep. 82 'i · texte numérisé non relu

Ep. 82 'i

.'1. Janausclick, oui', cité, p. 70, etc.

Bernard écrivait à l'évèque Malachie : ((J'ai semé, c'est avons d'arroser, et Dieu fera croître la récolle'. » En ii4a-ii'i3, il recommande très instamment ces religieux au même évèqne : (( Qne votre sollicitude et vos T^oins ne s'attiédissent pas un instant à leur endroit; il ne faut pas que votre plantation périsse... La maison va bien... 11 est encore besoin de beaucoup de vigilance : nous sommes dans un endroit nouveau, dans une terre si peu habituée à la vie religieuse, et qui en a même une si complète inexpérience ^ ! » Il faut, continue saint Bernard, apporter plus de soin à l'observance des règlements monastiques ; que l'évêque veuille bien s'efforcer de faire prospérer la maison ; et il conclut : (( Nous suggérons aussi à votre Paternité de persuader à des hommes pieux et que vous espérez devoir être utiles au monastère d'entrer daiif: le même Ordre ■^. »

Dans les prédications suivantes sur le Canliqiie des Cantiques, Bernard se répand aussi en éloges sur les vu'ux et sur le bonheur de l'état religieux. Je me bornerai à quelques passages. Dans le trentième sermon, il exalte avec enthousiasme l'obéissance, la pauvreté, la chasteté, la mortification, la véritable idée que l'on

1. «Ego scminavi, rigatc vos, et Deus incrementuin dabit. » {Ep. 3r)6).

2. ((Ncqiiaqiiam... circa eos sollicitiulo et diligcntia tcpcscal, et pereal qviod i)Iantavit dextera tua... Bene proficit doinus... Multa adhuc opiis est vigilantia. tainquain in loco novo, et in terTa tam insiieta imo et incxperla nionasticœ religionis». (Ep. 357).

3. ((Illud (jiioque paternitati vostr;e suggerimus, vit viris religiosis et qiios speratis utiles fore monaslerio persuadeatis quateuus ad eoruui Ordincm -M'iiiant. » (Ep. 3.">7).

doit se faire d'un moine K Dans le soixante-quatrième-. il parle d'un moine chez qui pendant un certain temps tout alla pour le mieux, mais qui, peu à peu, céda à des pensées trompeuses ; il pouvait, pensait-il, communiquer à d'autres, demeurés chez lui, les biens spirituels dont il jouissait dans son courent : cette conduite lui paraissait meilleure et plus utile. « Bref, il s'en alla, et il périt : il n'avait pas été l'exilé retournant dans sa patrie, mais le chien retournant à son vomissement. Et le malheureux se perdit, et il ne conquit aucun des siens ^ ». Ainsi, d'après saint Bernard, celui qui abandonne son ordre retourne au mal qu'il avait voulu éviter en y entrant et il périt; tandis que d'apiès Lutlier, c'est ce qui arrive lorsque quelqu'un entre dans un monastère et qu'il y reste *.

Dans le quarante-huitième sermon, saint Bernard parle de l'innocence ; dans le soixanlc-et-onzième, du boidieur de l'obéissance, dans le quarante-septième, de la règle de saint Benoît. Et ailleurs encore, nous trouvons les mêmes idées: par exemple dans le trente-se})tième sermon, (( sur divers sujets », qu'il composa probablement au retour de son voyage de Rome. Quelles louanges n'y donne-t-il pas à la chasteté religieuse ! (( Qui pourrait craindre, dit-il, d'appeler le célil)at une vie céleste et angélique ? » 11 exliorle et il encourage ses frères à tendre vers la perfection de

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