CHAPITRE III
T.E SUPERIEl'R PEUT-IL ACCORDER UNE DISPENSE GENE- RALE? LUTHER AVAIT-IL FAIT VOEU d'oBSERYER TOUTE LA RÈGLE ?
Puisque nous nous attardons à saint Bernard, continuons d'étudier la manière dont Luther l'a interprété, et, par la même occasion, de voir la valeur du travail de Kawerau. Luther écrit ^ : <( L'opinion unanime, approuvée aussi par saint Bernard dans son Livre du précepte et de la dispense, est que toutes les parties des règles sont entre les mains du supérieur : il peut en dispenser ses subordonnés, non-seulement s'il s'agit d'impossibilité ou de danger, mais encore si la dispense lui semble convenable et utile ; quelquefois, ces règles dépendent exclusivement du bon plaisir du supérieur». De ces prémisses, Luther tire la conclusion que le sens des vœux monastiques est : u Je fais vœu d'observer cette règle selon le bon plaisir du supérieur^. » Ce supérieur peut dispenser dans tous les cas, il peut dispenser de tous les vœux, par conséquent aussi, et même