‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 132 sur 290 · Eri., 3G · texte numérisé non relu

Eri., 3G

l3G LES VCEUX NE PRODUISENT PAS LA JUSTIFICATION

surei»; c'est-à-dire d'après l'imputa lion de Luther, quand le pape attribue « au froc et à la tonsure ') la vertu de nous sauver 2.

Avant d'écrire son livre sur les vœux, Luther médita sur la manière la plus propre à atteindre son but. f^inalement, il arriva au syllogisme suivant qui contenait en abrégé sa doctrine sur ce point, et dont il espérait le résultat désiré : « Celui qui fait vœu dans un esprit contraire à la liberté évangélique doit être délié de son vœu ; que ce vœu soit ana thème. Or celui qui fait vœu pour chercher et obtenir par là la justification et le salut est dans ce cas. Donc, etc. » Il prend la majeure pour concédée, et ne la démontre pas ; pour la mineure il la prouve ainsi : « Puisque la grande majorité fait des vœux à peu près dans cet esprit-là, il est évident que ces vœux sont impies, sacrilèges et contraires à l'Evangile. Donc il faut absolument les rompre et leur jeter l'anathème^ ».

i, Ed., /47, 48 (1537).

2. Dans son impudence, Liillier va jusqu'à écrire que si des livres du pape et des moines on enlevait les passages où l'on dit que «c'est par les pèlerinages, les vœux, les messes, le purgatoire, et autres vœux, que l'on doit être sauvé >>, il y resterait bien peu de chose ». 11 comble ensuite la mesure en disant : « Et le saint Père le pape a établi et confirmé tout cela par des bulles, et il n'a fait du Christ et de tous ses saints que des juges irrités. Si l'on enlevait cela des livres du pape, il ne lui resterait plus ni peau ni poils. » Erl., 47, Vt-

3. Luther à Melanchthon, le 9 septembre i52i : « Quicumquc vovit animo contrario evangelicin libertati liberandus est et anathema sit ejus votum ; at qui vovit animo salutis aut juslitia^ qu.'crcndin per votum est ejusmodi : ergo, etc. Cum autcm vulgus voventium ferme hoc animo voveat, manifcstimi est eorum vota

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