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2. Ces passages, tirés tle son Commentaire siif l'Epîtrc aux Romains, seront cUscuti's dans la seconde partie ; c'est pourquoi je ne donne pas ici de références.
3. Epitre aux liomaiiis. fol. ^-V'-^-^ô; Ficker, II, 3iG-,'5i8. Voir cidessus, p. G/|-G5.
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ne devienne pour ainsi dire une nécessité ; mais ce n'est que parce qu'elle leur évite les dangers de pécher ; car même alors, les vœux ne sont pas l'équivalent des sacrements, des moyens pour obtenir la justification.
§ 2. — Conlvadic lions et sophismes de Luther au sujet des conseils évangéliques.
Au sujet des conseils évangéliques en particulier, Luther s'est rendu coupable, dans son ouvr.. ,^e sur les vœux, des contradictions les plus fortes et des sophismes les plus énormes. 11 n'avait jamais été une tête ])ien théologique ni bien disciplinée, mais après son apostasie il se lança à travers champs par-dessus tous les fossés. En outre, que ses victimes fussent des moines déjà apostats ou d'autres qui malgré leur dépravation restaient encore dans leurs couvents, il savait qu'elles n'attachaient aucune importance aux contradictions et aux sophismes, mais uniquement à ce qu'on leur rendit plausible le rejet de tout frein et le mariage. Luther lui-même qui, lorsqu'il composait son livre à la Wartbourg, brûlait du feu de la concupiscence', ne remarquait plus ses contradictions
I. Voir ci-dcssTis, p. 20. L'oisiveté cl la concupiscence vont de pair. « Ego hic otiosissirans et negotiosissimus sum », écrivait Luther à Spalatin le lo juillet i52:. (Endcrs, IH, 171). Il éprouvait déjà de la joie à voir les prêtres se marier. {Ibid., lOS, i6'i-i65). Le 1 3 juillet, il écrivait à Méianchthon : ((Ego hic insensatus et induratus sedeo in otio, proh dolor, paruni orans, niliil geniens pro ccclesia Dei, qiiin carnis ineie indoinitœ uror magiiis ignibus.
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et ses sophismes ; l'année de son mariage il faisait cette remarque, fruit de sa propre expérience : « Quand vient le feu de la passion, ou oublie tout : loi, nature, bible, livres. Dieu et son commandement ; on n'aspire qu'à satisfaire ses mauvais désirs^. » Gcrson écrit très justement : « Comme aucune tendance n'est plus violente que celle de la volupté, de même aussi aucune n'est plus habile à nous tromper, à nous enseigner l'erreur-. » Et à cette tendance à la volupté s'ajoutait encore chez Luther son manque de franchise et sa haine contre l'Eglise.
En i5i9 il disait encore : « ÏNi le Christ, ni les apôtres n'ont voulu imposer la chasteté (c'est-à-diie la virginité ou le célibat) ; mais ils l'ont conseillée et ils ont laissé à chacun le soin de s'éprouver soi-même. Si l'on ne peut se contenir, que l'on contracte mariage; mais si on le peut par la grâce de Dieu, la chasteté est meilleure 3. » Quand à la fin de iSai il attaqua les vœux, il comprit fort bien qu'avec de tels principes il se serait réfuté lui-même, c'est pourquoi il entreprit de démontrer qu'il n'y avait pas de conseils. Naturellement il tomba de contradiction en conliadiction, de sophisme en sophisme. Dans ces attaques, et notamment dans tout son livre, il s'élève principale-
Suiniitii : qui jervcre siiiriiu dcheo, ferveo carne, Ubidinc. pii/rilui, otio, soinnoleiiUa ». {Ihid., 189). « Orato pro me, cjuiL-so vos, pwcalis eiiiin nntnergor in liac solitudinc. » (Ibid., njS).