I Cor., VII
LUTHER ET LES CONSEILS ÉV ANGÉLIQUES ll^fj
dire. Mais si (comme le dit Luther), ï ajioive ne dissuade pas, comment donc se fait-il qu'il déconseille et qu'il éloigne ') Ou si Paul ne dissuade pas du célibat, quelle n'est pas la témérité de Luther de se mettre au-dessus de Paul, et d'oser en dissuader ? »
La chose est si claire que çà et là Luther est contraint de rendre témoignage à la vérité, bien qu'en même temps il ne manque jamais de falsifier la doctrine catholique. « Le Christ et Paul louent le célibat, dit-il, non parce que ceux qui l'observent seraient plus parfaits que les autres en vivant dans la chasteté, ou qu'ils ne sentiraient pas en eux des désirs de transgresser le précepte de Dieu, mais parce que détachés des soucis et des tribulations de la chair, que saint Paul donne comme le propre de l'état du mariage, ils peuvent plus facilement et plus librement s'appliquer jour et nuit à la parole de Dieu et aux choses de la foi ; tandis qu'au contraire, celui qui est marié en est distrait par le soin de sa femme, de ses enfants, de sa famille et des choses de ce monde, et qu'il est partagé en de nombreuses occupations étrangères à la parole de Dieu^. » Voilà le coupable qui avoue. Mais alors pourquoi Luther et les siens n'ont-ils pas gardé le célibat, afin de pouvoir plus facilement et plus librement annoncer l'Evangile qui, depuis plus de mille ans, à les entendre, s'était obscurci, et était resté caché? Luther s'enferre à chaque pas: l'Ecriture sainte est trop ouvertement contre lui. Toutefois, pour sembler avoir raison, il trompe le lecteur en soutenant