‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 143 sur 290 · I. AYciin., VIII, 585, 12. Vodr ci-dessous, ch. XIII · texte numérisé non relu

I. AYciin., VIII, 585, 12. Vodr ci-dessous, ch. XIII

lOO LUTHER ET LES CONSEILS EVA>GELIQI:ES

que chez les callioliques on veut être sauvé par la chasteté, et qu'ainsi ils devraient tous vivre dans la continence ; que pour eux il n'est pas question ici de s'appliquer plus facilement et plus librement à la parole de Dieu, ou comme il dit peu après, de « vivre plus heureux 1 ». Nous constaterons plus loin à quel point cette accusation va contre la vérité.

Mais nous allons de merveille en merveille. Le Réformateur écrit : « Si le célibat est un conseil évangélique, quelle folie d'en faire un vœu, puisqu'alors, ajoutant à l'Evangile, vous faites d'un conseil un précepte très rigoureux ; par là, vous vivez non seulement en dehors de l'Evangile, mais contrairement à l'Evangile, puisque ce n'est plus un conseil que vous avez. Si vous obéissez à l'Evangile, le célibat doit être libre; et si vous ne le tenez pas pour libre, vous n'obéissez pas à l'Evangile, car il est impossible qu'un conseil devienne un précepte ; et il est également impossible que votre vœu soit un conseil. La chasteté promise par un vœu est diamétralement opposée à l'Evangile -. » Mais où trouve-t-on dans l'Ecriture, et notamment dans l'Evangile, la preuve que le vœu de chasteté est diamétralement opposé à l'Evangile ? Pour tout sans exception,

1. A'III, 585, i5, 29. Le Christ loue les eunuques parce qu'ils se mutilent en vue du royaume des deux, « non autem sic propter rcornuni cœlorum, ut per castitatem salvi fiant (ceci est contre les catlioliqucs), alioquin omncs oj)orteret castrari, cum sola fidcs salves faciat, scd propter evangelium, (juod vocat, « refrnum cœlorum », cui priTdicando et propagande) per populos illc fdliciiis servit, qui ayaiio? et sine cura aliorum cœlebos vivit ». En temps opporlim, je reviendrai sur d'autres assertions de Luther en cet endroit.

Page 1