‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 144 sur 290 · LUTHER ET LES CONSEILS EVANGELIQUES TOI · texte numérisé non relu

LUTHER ET LES CONSEILS EVANGELIQUES TOI

Luther exige de ses adversaires une preuve Urée de l'Ecriture : où trouve-t-il donc dans l'Ecriture de quoi appuyer son affirmation'} Ici le Réformateur n'a pas même su, selon son habitude, citer un passage de la Bible en le contrefaisant ou en l'interprétant faussement. 11 en était totalement empêché : car, partout où l'Ecriture exhorte riioninie à accomplir le vœu qu'il a fait à Dieu, la légitimité du vœu est préalablement supposée. Le vœu de chasteté est-il seul excepté ? Mais où '} Qu'on cite des textes.

Pourtant, nous ne sommes encore qu'au prélude. Luther et les siens se sont ici rendus coupables d'un odieux sophisme. Assurément un conseil n'est pas un précepte ; chacun est libre de le suivre. On ne peut dire à. personne ni : « Tu es forcé de le suivre » ; ni : « C'est pour toi une obligation » ; mais seulement : « Tu peux le suivre ». Donc, personne n'est contraint de faire le vœu de chasteté ; on est libre, précisément parce qu'il s'agit d'un conseil et non d'un précepte. Mais après avoir librement fait vœu de suivre le conseil, on est tenu d'observer son va?u ; car Dieu a dit : « Faites des vœux et acquittez-les au Seigneur votre Dieu»'. C'est ce qui sous cette forme ou sous une autre est cent fois répété dans la sainte Ecriture-; car « mieux vaut ne pas faire

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