Ps. 75, II
2. Il siidU de consulter une concordance biblique aux mots nota et l'Oi'crc. Quelques-uns allèrent jusqu'à éliminer peu à peu de rEcriturc sainte les mots votiun et voverc. Ainsi fit, par ex., l'aiiostat franciscain Conrad Peluc.vn dans le Psaltrriain Davidis Cuiiradi Pelicanl opéra elahoratmn, Argrentorati, 1527. Au fol. 38, sur le Ps. 21 (22):"« Vota mea reddam », il dit: « Pr;ndicalionem et laudeni nominis tui rcddani. » Au fol. i il), dans le Ps. 05 (60) :
102 LITIIER ET LES CONSEILS EVANGELIQUES
de vœu que d'eu faire un et de ne ])as l'accomplir ^. » « C'est une ruine pour l'homme de rétracter le vœu qu'il a fait '^. » C'est ce qu'en i5i8 encore Luther exprimait fort clairement : « Pour les religieux, la rupture des vœux est le plus grave des sacrilèges ; car c'est volontaircmcnl qu'ils se sont consacrés au Seigneur, et ensuite, ils se soustraient à lui 3. » La raison de cette obligation est qu'il est commandé d'accomplir un vœu, tandis qu'il est simplement conseillé de faire ce vœu ^.
Les moines aussi bien que l'Evangile regardent le célibat comme parfaitement libre ; mais le célibat n'est plus libre une fois qu'on en a émis le vœu. Célibat et vœu de célibat sont deux choses distinctes. Le conseil reste toujours un conseil. Mais celui qui fait profession s'oblige précisément à suivre toujours le conseil. Il ne fait donc pas du conseil un précepte. Le précepte, ici, c'est l'obligation volontairement assumée par un
'< Rpddani tihi vola niea » sij^nilic selon lui : « Dcvotioni salisfaciaiii iiuam proposui mihi ». Puis: « Quan promiscnint labia nica I. veiil dire: n Gratias agam omnibus modis, quiljus id tiiji placcrc cog'novcro. » Au fol. i.3(), dans le Ps. -h (7I)) : « Vovete cl rcdilitc » est rendu ainsi : « Pro lanta liberalionc celitus data gratias agile Deo votis, dcvotione, liostiis et solcmni ritu olTerant niuncra tcrriljili. »