‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 146 sur 290 · Eccle · texte numérisé non relu

Eccle

■>.. Prov., ao, •!.') (sens accommodatice : \. du T.)

3. De dcconi pripceplis. AVcim., I, 'i8i). \ oir ci-dessus, p. 68.

4. Ainsi dans le Coinpeiid. iheoL, qu'on trouve dans les 0pp. Gerson., I, 224 : « Consiliuni per se nunquam oblioat... Aliquid vovere est lantum consilii nec qucmquam oblijrat. nullus enini contra suam volunlatein oblig-atnr ad vovendiun. Sed qui voverit, obligalur necessario ad rcddendum, et hoc ideo est, quia rcddere \aluni est pr;ecepli, sed vovere est consilii».

LUTHER ET LES CONSEILS É\ ANGÉLIQUES l5ci

vœu , de vivre jusqu'à la mort conformcmeut au conseil. Luther savait fort bien tout cela et il le savait depuis sa profession, depuis son entrée dans l'ordre. Dans foules les recensions des constitutions des augustins, on lit. et Luther l'y a lu cent fois, qu'immédiatement avant la profession, le prieur doit entre autres choses dire au novice, qui a déjà accompli l'année de probation : (( Vous avez maintenant à choisir entre ces deux directions : ou de vous séparer de nous, ou de renoncer au monde et de vous consacrer entièrement à Dieu d'abord, et à notre Ordre ensuite. Kt remarquezle bien : une fois que vous vous serez offert, il ne vous sera plus permis, pour qvielque motif que ce soit, de secouer le joug de l'obéissance, qu'après de si longues réflexions, et alors que vous étiez libre de vous y soustraire, vous avez volontairement Rccepià i. » Si le novice répond qu'il veut se consacrer ainsi à Dieu et à l'ordre, alors seulement il peut faire profession. Après quoi le prieur lui dit que « maintenant il doit tenir tout ce qu'il a promis ; ce qu'il a fait librement pour Dieu pendant son année de noviciat, il a maintenant l'obligation de le faire, à cause de son vœu. » Avant la profession, il était libre de partir : s'il ne voulait pas consentir à ce qui était contenu dans la formule de profession, le prieur devait lui dire : « Mon frère, votre genre de vie ne concorde pas avec le nôtre ; vous êtes libre : prenez ce qui est à vous et séparez-vous de nous ^ ». C'est ainsi

I. Voir le texte latin du passage, tire du chapitre iS des Constitutions, ci-dessus, p. m, n. i.

I. Dans le même chapitre on lit : <( Suscepto igitiir ab omnibus osculo pucis novicius factus xrofcssus ad jussuni prioris in loco.

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