‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 152 sur 290 · I.E CAS d'impossibilité ET LE VOEU DE CHASTETÉ l · texte numérisé non relu

I.E CAS d'impossibilité ET LE VOEU DE CHASTETÉ l

% !\. — Vœu de chasteté, chasteté conjugale, et le cas d'impossil)Ulté.

« Le vœu, écrit Lullier. môme s'il est juste et bon en soi, cesse d'être vœu et ne lie plus devant Dieu, dès qu'il est impossible de l'accomplir. Vous avez fait vœu, par exemple, d'aller en pèlerinage à Compostelle ; mais sur la route vous êtes arrêté par la mort, par le manque de ressources, par ta maladie ; vous renoncez à votre vœu sans scrupule. On voit par là que toutxœu n'est fait que conditionncllcment et renferme toujours ce sous-entendu : sauf le cas d'impossibilité. » Le Réformateur est si ravi de son raisonnement qu'il s'écrie : a N'est-ce pas sutrisamment clair et certain '* » Et il poursuit : « Ce qui est vrai d'un vœu l'est de tous les vreux, car tous, grands et petits, temporaires et perpétuels sont également compris dans ce précepte : <( Faites des vœux et accomplissez-les. » Donc si pour un vœu, fût-ce le moindre de tous, le cas d'impossibilité est excepté, il l'est aussi pour tous, même prtur les plus grands. Ainsi donc, si vous avez fait vœu de célibat, et qu'ensuite vous sentiez qu'il ne vous est pas possible d'y être fidèle, est-ce que vous ne pouvez pas vous marier en toute liberté, en vous disant que votre vœu était conditionnel * ? »

D'abord, je regarde comme superflu de faire observer que, ni Luther, ni aucun autre religieux de cette époque n'avaient prononcé leurs vœux d'une manière

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