Rom., 7, H
■>. \Vcim., \ UF, lJ3i. Le dernier te\le est fir(' de Gai. 5, 17.
174 LE CVS d'iMPOSSIIULITÉ et le vœu de CHA.STETÉ
forces il peut accomplii" le \œu qu'il a fait; mais celui qui t'exhorte à faire des vœux t'aidera à accomplir ce que tu auras promis '. » Dieu lui-même et sa grâce nous aident à faire ce que nous ne pouvons pas par nous-mêmes; Dieu ne nous abandonne pas. Luther lui-même dut parler en ce sens, à l'époque, il est vrai, oîi les sollicitations de Philippe de Hessè à l'ellet de prendre une seconde femme le jetaient dans l'embarras : « J'ai peine à croire, disait-il alors, (ju'un chrclien soit si abandonné de Dieu qu'il ne puisse se contenir -. » Mais comment nous assurer l'aide de Dieu ? Par la force souveraine, par la prière.
§ 5. — La voie vers <( l'impossibilité )) : négligence dans les rapports avec Dieu ; intempérance.
(( Quand je reconnus, dit Salomon, queje ne pouvais «tre continent qu'avec l'aide de Dieu, je m'adressai au Seigneur et je le priai 3». A l'ardeur de la chair, l'Eglise oppose l'ardeur de l'esprit. On lit dans la Messe contre la tentation de la chair : d Brûle nos reins et notre cœur parle feu de l'Esprit-Saint afin ([ue nous puissions te servir avec un corps chaste et te plaire par
I. Enarr. in Ps. i'.U, n. 3 : « Ncmo pr.rsumat viribus suis se reddercquod voverit; qui te Jiorlalur ni voveas, ipso adjuvat iit reddas ». La même doctrine est lieiirensenient exprimée dans le Sacrnmcnldrium Lconianuin (éd. Cli. Lett Feltoe, Cambridge, ibriO), p. i3(): (( Respicc Domine propitins super lias famnlas tnas, ut virginilatis sanctœ firoposiliim, qiiod le ins])irante susL-jpiimt, te giibcrnante cnstodiant ».
3. Dans Lenz, Bric/weclf^el Landjraf J'Itilipiis von Hcsscn mit Biicer, I ()S8o), 3/(3, note.