‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 165 sur 290 · Endors, VIII · texte numérisé non relu

Endors, VIII

iSa INTEMPÉRANCE

tentés de mauvaises pensées, il crie : (( Mangez donc, buvez, donnez-vous-en à cœur joie ! Quand les corps sont tentés, il faut solidement leur donner à manger et à hoirc. Ce sont les paillards qui doivent jeûner ^ )>.

Luther, qui était si fortement tourmenté et tenté, suivait très ponctuellement l'exhortation quil donnait aux autres. Pendant les négociations qui se tinrent à AVittenberg en i53G. pourun accord entre protestants, il en a fourni de nouvelles preuves, car nous voyons qu'il était souvent fort « gai ». Ainsi le soir du 29 mai, en compagnie de Lucas Cranach et d'autres, il dîna chez Musculus qui raconte l'incident : (( Après le repas, écrit-il, nous sommes allés ensemble chez Cranach et nous y avons bu de nouveau. En sortant, nous avons conduit Luther chez lui où, une fois encore, à la bonne manière saxonne, nous avons bu vigoureusement. Luther était merveilleux de gaité 2. » On sait qu'en i53o Luther souffrit beaucoup de bourdonnements dans la tête. Le 1 5 janvier i53i, il écrivait à Link : « La bière de Wittenberg n'a pas encore triomptié du mal de tète contracté à Cobourg avec le vin vieux^. )) Il était arrivé à Cobourg le 16 avril i53oet, sauf quelques absences, il y était resté jusqu'au 4 octobre. Pendant ce temps il se plaint continuellement de ce mal de tête, de ce bourdonnement dans

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