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siifïil ' ». Avec la grâce nous pouvons triompher de la chair, et la grâce s'obtient par la prière ; chacun peut la recevoir : « Demandez et l'on vous donnera... Qui demande reçoit - ».
Et que dit Luther à ce sujet ? Dans son livre sur les vœux monastiques, il ajoute, en parlant contre la recommandation papiste de prier pour obtenir la grâce : c Et si Dieu ne voulait pas qu'on le priât ? Ou si on le priait et qu'il ne voulût pas nous écouter 3 '} » A quelles erreurs l'entraînement des sens n'a-t-il pas mené le Réformateur! Je pose d'abord ime question incidente : comment ce passage s'accorde-t-il avec ce que Luther écrira plus tard : « Quand j'étais dans le papisme, je n'avais pas confiance que Dieu me donnerait ce que je lui demandais * ». « Dans le papisme, nous méprisions nous-même notre prière, et nous nous disions que si d'autres ne priaient pour nous, nous n'obtiendrions rien ^ ». Les paroles de l'écrit sur les vœux montrent que c'est précisément après sa révolte contre l'Eglise et contre le pape que Luther n'avait pas confiance que Dieu l'écouterait, tandis que d'après son propre témoignage, c'étaient bien plutôt les maudits papistes qui avaient ce sentiment de confiance en Dieu. Mais comme on l'a déjà vu, le Réformateur sait à merveille faire demi-tour, lorsqu'il en a besoin.