Ci-dessus, p. igS
3. Les idées que Luther a données au\ siens sur la tentation de Dieu par la prière se montrent aussi dans une KirchenposlUle {Postillt' ou glose prononcée à l'église; homélie), ErL, i3, iG : « Dieu a promis de nous écouter quand nous le prions. C'est pourquoi quand tu as prié deux ou trois fois, tu dois croire que Dieu t'a entendu, et ne plus prier, afin de ne pas le tenter et de ne pas sembler te défier de lui ». Or, comment cela s'accorde-t-il avec la sainte Ecriture où l'on répète avec insistance qu'on doit prier sans cesse et avec persévérance. Dans d'autres circonstances, c'est aussi ce que dit Luther; par ex. ErL, i, a.'iS : «Prends garde de te fatiguer et de ne pas persévérer»; — i, a'if) : «Si tu iiries et que tu persévères, il te dira certainement : (( Que veux-tu que je te fasse » ? A la p. 2G3 il se tourne contre T.\uler qui aurait écrit qu'il faut savoir s'arrêter : « Mais c'est une erreur de prêcher ainsi, car nous ne sommes toujours que trop vite disposés à nous arrêter. » Ici, du reste, comme ailleurs encore, Luther n'a pas compris Tauler, qui veut dire simplement qu'il faut interrompre la prière orale et recourir à l'oraison mentale.