‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 193 sur 290 · De Wettc, loc. rit · texte numérisé non relu

De Wettc, loc. rit

.S. Ainsi en jugeait elle-même Catherine de Mecklembourj? duchesse de Saxe, (|ui pourtant, quelque temps seulement auparavant, avait frapné à la doctrine de Luther son mari, Henri « le Pieux», de Saxe. VoirJansscn, loc. cit., p. '|Xi, n. i.

LUTHER ET LA POLYGAMIE 2l3

secret ; le landgrave devait pourtant avoir souci de l'état de l'Eglise, et songer au bruit que causerait cette publication. Philippe devait à tout prix nier cette affaire. « Quel mal y nurait-il à ce que pour un plus grand bien, et en considération de l'Église chrétienne^, on fît bon et gros mensonge ? » Luther conseille au landgrave d'éloigner l'une de ses deux femmes (la seconde), pour quatre semaines, de prendre l'autre (la première) avec lui. et d'être de bonne composition à son égard^. Ainsi, il fermerait la bouche aux mauvaises langues, tandis que de la publication de cette affaire, un grand schisme pouvait naître. Pour ce qui regardait la conscience, il n'y avait pas la moindre difficulté. Plutôt que de rendre publique la a confession » du landgrave, et « de parler ainsi d'un prince aussi pieux », il aimerait mieux dire : « Luther a agi comme un fou ^ ».

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