Voir ci-dessus, ch. \', p. i
3. « Dominici scola servitii. » Mi^rne. Pat. lai., t. 0(1, col. 218. .'i. (( Oiia' siiiit insiriiiiicnla Ijonorum opcruni. »
DOCTRINE CATHOLIQLE SCK L IDEAL DE LA VIE i!il
lique les conunandeincnls de Dieu ^. » El dans l'avanl- <lernier chajMlic, saint Benoît crie de nouveau à ses moines qu'ils ne doivent d absolument rien préférer au Christ '^. » Tout le reste : commandements, actes de vertu, la pauvreté même, la chasteté et l'obéissance, il le subordonne au précepte de la charité envers Dieu et le prochain ; car, non seulement chez le religieux, mais chez tous les hommes, tout doit être au service de la charité. 11 ne reste donc qu'à choisir les moyens les plus propres à correspondre le mieux possible à ces exhortations ; c'est pourquoi saint Benoît appelle les différentes règles (( des instruments pour arriver à la vertu 3. »
A la fin de son sermon sur les paroles du psalmiste^: « Qui montera sur la montagne du Seigneur », montagne que tous doivent gravir, saint Bernard parle dans le même sens ; il s'adresse à ses frères et leur dit : « Venez, frères ; montons la montagne ; si la voie nous paraît escarpée, déchargeons-nous de nos fardeaux; si elle nous paraît étroite, dépouillons-nous de tout ; si elle nous paraît longue, faisons d'autant plus diligence ; si elle nous parait fatigante, crions à Dieu ^ : u Entraînez-nous après vous ; nous courrons à l'odeur de vos parfums ^. » Se décharger, s'alléger, se dépo\iiller, voilà les moyens les plus propres à nous faire atteindre