I. « status perft'ctionis ac(iiiircml;o
•>. « Status porfcctionis cxerccndip ».
i^. (( Suljstantialia. accidentalia )i. Ci-aprcs, p. 317.
aGa UE SAINT THOMAS AUX MYSTIQUES ALLEMANDS
d'altcindic à la perfection • ; tels sont les jeûnes, la solitude, etc. D'autres au contraire consistent à poser et à co/K«« t'/7"('/' ce par quoi l'on atteint la perfection'-; tels sont la prière, la contemplation, la méditation de la sainte Ecriture, et choses semblables. Pour les moyens qui sont essentiels à l'état de perfection, c'està-dire les trois vœux, ils consistent seulement dans l'clolgnemcnl de ce qui pourrait empêcher d'atteindre la perfection, c'est-à-dire la parfaite charité. En eiret. par les trois vœux, l'on renonce aux trois l)ieiis qui forment l'ensemble de tout ce qui peut augmenter ou fomenter en nous la concupiscence '^, et par là même y diminuer la charité. Pour les autres moyens dont il vient de parler, bien qu'ils soient accessoires à l'clat de perfection, ils sont toutefois essentiels pour arriver à kl perfeclion ; car par ces moyens : le jeûne, la prière, la contemplation, etc., l'on travaille à atteindre la perfection *.
Henri en conclut qu'il peut y avoir et f|u'il y a en réalité beaucoup d'àmes très parfaites ([ui ne sont pas dans l'état de perfection, tandis que dans l'état de perfection, il peut y avoir et il y a en réalité des âmes fort inqDarfaites •'' : car ce qui donne la mesure de la véri-
I. u lu ncualione el ainotione ejus qnod i^L-rfcciioiiis acquisitioiicm proliiljt't. »
■A. (( lu posilioiic et conserx alioiie t'jns quo ipsa pcrfectio acquiritur. »
;>. (( CiipiJitalcin ».
'i. (( Agitur, ut pcrfectio habcatur».
5. Quoi. VII, ç), -iS (éd. \Cnctiis, i(3i3, I, 'li^i'' v[ siiiv. |cd. de Paris, Jossc liadc, i5i8, 1'. 289 et sulv.J). Il en iiaric aussi dans Quoi. II, qii. i!i (loi. GG). Dans Quo/. XII, qn. im.i. il ilit avec raison que tout laïijuc, et non seulement le religieux, est ol)iiiré au degré
HKNRl DE FUIEMVll ET l'iDÉ\L DE L\ VIE I^G.S
table perfection, ce ne sont pas les moyens extérieurs, mais le degré de l'amour de Dieu et du prochain, la pureté et la vigueur de l'amour intime de la vertu '. Mais dans l'ordre de Luther, les ermites de Saint- Augustin, il y avait peut-être une tradition disant que le religieux est le chrétien très pariait ? Tout au contraire. En i334, l'augustin allemand Henri de Friemah faisait très bien la distinction entre l'état religieux et celui des ermites. Dans l'état religieux, on travaille à acquérir la perfection : cet état est une école de perfection - ; dans l'état d'ermite, on doit déjà posséder la perfection, etc. ^.
le plus (''lève de l'amour, cV'sl-à-dire à être ])rèt à soufTrir le martyre pour Dieu et pour sa maisou ; seulement, le relis'ieux y est tenu plus strictement, non touletois à cause de son vceu, mais à cause de son amour pour Dieu.
Voir aussi, sur ce point, le chapitre suivant.