X\XIV PREFACE DE LA SECONDE EDITION
giens, — ces historiens ne reniaiY{U€nt pas à quels sophismes ils en arrivent. Veut-on dire que « la Réforme » est bonne et estimable, parce que, par exemple, elle a donné à l'Eglise l'occasion de détruire de nombreux abus qui régnaient alors P Mais de là, par quelle logique en arrivera t-on à celle conclusion que le Protestantisme est un Christianisme autorisé ? Ce que saint Augustin dit de l'étude de l'Ecriture, où les catholiques sont poussés par les hérétiques, trouve également sa place ici : d La divine Providence permet qu'il apparaisse diverses sortes d'hérétiques, afin que, lorsqu'ils nous attaquent et nous questionnent sur des points que nous ignorons, nous nous mettions du moins alors à secouer notre paresse, et que nous désirions connaître l'Ecriture sainte. Beaucoup sont trop paresseux pour étudier : pour les y amener, il faut que par leurs importunités et leurs sarcasmes, les hérétiques viennent pour ainsi dire les réveiller, les faire rougir de leur ignorance et les convaincre du danger quelle leur fait courir'. » « Par les hérésies, comme par des épines, dit-il ailleurs, les fils de l'Eglise catholique sont secoués de leur sommeil, et ils font des progrès dans la connaissance de la sainte Ecriture -. » « Il y a dans le monde, enseigne
I. De Genesi contra Maitichaeos, Lib. I, n. -i. a. Enarralio in Ps. ^ II. n. i5.