‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 233 sur 290 · IbicL, p. 20G · texte numérisé non relu

IbicL, p. 20G

'4. Fdité [)ar LANGEMit:i!(.. Qiwllcn nnd Forsrlumgen :nr Geschichte der (U'ulscUcn Mygtik (ujo-j). p. 7IJ-77.

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dans ses Exercices^ Ainsi, pour tous, l'idéal de vie est le même ; mais il y a des clioses que, dans sa règle, Jésus-Christ s'est borné à conseiller : ce sont les trois conseils évangéliques, qui n'obligent pas, mais que l'on est libre de suivre.

Bien loin que la pratique de ces conseils éloigne du Christ, les \rais religieux reconnaissent en lui « leur abbé et leur roi, avec qui ils vivent- ». Mais l'habit cxlérieiir suffît peut-être à faire le vrai religieux ? Oh non ! (( Il y en a bien plutôt un grand nombre qui ont promis de vivre selon les conseils de Dieu, et qui ne vivent ni selon ses conseils, ni selon ses préceptes 1 L'habit inlcricar, celui de la vertu, est très passé de mode ; quoi d'étonnant que l'on commence aussi à mettre l'habit extérieur au même rang que l'habit séculier'')). Pour Ruusbroek aussi, comme pour tous les docteurs, l'extérieur n'a aucune valeur sans l'intérieur. <( Tous ceux qui sont assujettis à la cliair et au monde et qui méprisent le service de Dieu, quel que soit l'état, quel que soit l'ordre où ils sont, quel que soit l'habit qu'ils portent, ceux-là ne peuvent plaire à Dieu ». On pense à'fauler, quand il ajoute : « Ni les dignités, ni l'état religieux, ni la prêtrise, ne sont en eux-mêmes ni bienheureux, ni saints, puisqu'on y trouve à la fois des mauvais et des bons; mais ceux qui sont entrés dans ces états et qui n'en ont pas pris le genre de vie sont condamnés plus sévèrement que les autres* ».

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