‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 235 sur 290 · III · texte numérisé non relu

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5. Dans son commentaire sur l'Ejiîlre aux rtoinains, c. 5. fol. lOj (Ficker, II, i/i5), Luther trouve que personne n'a aussi bien

GÉUARD GROOTE 28 I

Nul n'ignore combien fut puissante son influence sur la \ie religieuse de son temps. Qu'enseigne-t-il donc sur l'idéal de la vie, sur la perfection et sur les Ordres ? Je choisis une œuvre écrite dans la langue du peuple et destinée à des femmes du peuple, aux béguines. Groote y développe ses idées absolument d'après la Somme de S. Thomas d'Aquin : il la donne toujours en preuve et il la cite fort exactement. Pour lui, comme pour tous les maîtres, l'essentiel dans la perfection est le détachement intérieur des choses de la terre, le renoncement du cœur à l'argent et aux biens, aux plaisirs de la chair, à la volonté propre, le tout par amour pour Dieu ; c'est en cela, dit-il, que consiste la véritable union à Dieu. Pour atteindre cette union, il n'est pas nécessaire d'aller dans les monastères; car la perfection de l'amour et la parfaite adhésion à Dieu, dit Groote, en se référant à S. Thomas •, se trouvent aussi en dehors des cloîtres, chez des gens qui, devant Dieu, sont quelquefois plus pauvres, et ont plus renoncé à leur volonté que des religieux corrompus vivant dans les monastères. A ce propos il fait appel- à un ouvrage de Suso déjà cité, le Livre de la Sagesse éternelle \ où il est question des religieux qui n'ont du

expliqué que Groote la nature du péclié originel : « Hanc originalispeccati apud nulluni inveni tani claram resolutioncm. quam apud Gerardum Groot in tractatulo suo Bmtus vir, ubi loqnitiir non ut tcmerarius philosoplms. sod ni sanus tlieologus ». Sur ce point, voir ci-après, la seconde partie.

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