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CHAPITRE IX

SOPHISMES ET FALSIFICATIONS DE LUTHER AL SLJET DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE

Plusieurs fois déjà nous avons pu remarquer que Lullier était un maître en sophistique. Sa facilité natu relie l'y aidait, et après son apostasie, il tourna cette facilité contre l'Eglise pour tromper et pour détacher d'elle. Sur l'affaire la plus importante de la vie, le salut de l'àme. il ])rit souvent le rôle de l'opposant dans les « cercles », ou argumentations philosophiques et théologiques établies dans les écoles, au moyen âge et depuis, et dont l'un des buts princip»ïix est d'aiguiser l'intelligence des candidats. Dans ces disputes, l'opposant a souvent recours à des sophismes pour prendre au piège le défendant; c'est alors que celui-ci doit prouver sa sagacité en découvrant ces sophismes et en les dénouant. S'il y réussit, l'adversaire s'avoue vaincu ; s'il n'y arrive pas, c'est lui qui est eu échec, et souvent l'opposant lui-même donne alors la solution. Dans ses discussions orales et dans ses écrits, Luther se sert de sophismes absolument comme il le faisait dans ces exercices d'école, avec cette seule différence que dans ces exercices il attendait la solution du sophisme, tandis que dans ses écrits contre l'Eglise.

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