Weim. VIII
EN vœux SUBSTANTIELS ET ACCIDENTELS 32 1
dessein, et c'est à ceux dont il a altéré et Iravesli la doctrine qu'il reproche des altérations et des Iravestisseinents !
§ 2. — Les docteurs catholiques ont-ils divisé la vie chrétienne en parfaite et imparfaite?
Quand il parle de l'état de perfection, Luther procède absolument de la môme manière. Il dit : « Un autre principe inventé par leur perfidie est leur division de la vie chrétienne en deux étals : l'état de perfection et l'état d'imperfection. A la masse du vulgaire, ils donnent l'état d'imperfection, et ils se réservent l'autre 1. » Deux années après il développe plus longuement cette division, et il expose ce qu'il en pense. Les sophistes de scolastiques avaient dit que par sa doctrine du sermon sur la montagne 2 (dans laquelle est compris le précepte de l'amour des ermemis), Jésus-Christ avait aboli « la loi de Moïse. » u De ces préceptes » [du Christ], les prétendus docteurs avaient « fait des conseils à l'usage des parfaits^. » En conséquence, continue Luther, — « ils divisent la doctrine et la vie chrétienne en deux parties : l'une qu'ils nomment la
1. Wcini. Vm, 58i, 28: (( Alterum principium perfidie illorum, quod vilain christianam partiuntur in statum pcrfectionis et imperfectionis. Vulgo dant iniperfcctionis, sibi perfcctionis statum. >) Voir aussi ibid., p. 58o, a^-aS, déjà cité ci-dessus, p. a36.