Geschichle des Pielismus, I
3. Das Monchtuni etc.. p. 5o : (( Dans leur réforme, Cluny et ses moines avaient eu le clergé en vue. »
CLUNY ET GRÉGOIRE Vil 3G5
entreprit la réforme du clergé, était un moine de Cliiny. Alais cette hypothèse répond-elle à la réalité? Au contraire, aujourd'hui il semble plutôt que Grégoire était un bénédictin de Rome et qu'il n'appartenait pas à Cluny '. On a comme l'impression que pour Ritschl et Harnack tout le monachisme du \i' siècle aurait déjoendu de Cluny ; or à cette époque la réforme de Cluny ne s'étendait encore qu'à la plus petite partie de l'ordre bénédictin, et même en France ce n'est qu'au xn' siècle qu'elle a pénétré dans le nord, ainsi qu'en Belgique.
Et à supposer même que Grégoire ait été vraiment moine de Cluny, est-ce comme tel qu'il a entrepris la réforme du clergé? En quoi consiste surtout la réforme de Grégoire Yll? Dans l'interdiction du concubinage des prêtres, dans la défense pour eux de se marier, et dans l'abolition de la simonie. Ces points appartiennentils spécialement à Cluny, ou même à l'ordre monastique en général? Et à cause d'une réforme de ce genre, peut-il être permis à un historien de prétendre, comme le fait Harnack, que Cluny et « son grand pape » ont été dominés par l'idée (( d'embrigader dans la règle monaslique-)) les chrétiens u hors de tutelle»? C'est ce
1. ^'oir u. Berlikre, Revue Bénédictine, 1898, p. oSg, 8/17. Grcfi-oirc n'alla à Cluny, et encore seulement en passant, que lorsqu'il était déjà bénédictin. Voir aussi Guisar, Una memoria di S. Gregorio MI e dcl suo stalo monaslico in Roma (Ciinltà catlolica, ser. XVI, vol. m, iSijô, p. 2o5 et suiv.), 011, avec de nouvelles preuves tirées de l'inscription de la porto de bronze de S' Paul, il montre que c'est à Rome que Grégoire avait été moine. Toutefois, les documents ne sont pas encore complètement utilises.