Dos Munchtiim etc., p. Vi : c'est moi qui souligne
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que pense Ilarnack, et il le dit ouveiienient : (( De là à cette époque la rigoureuse introduction du célibat dans le clergé ; de là la lutte contre la simonie ; de là la discipline monastique des prêtres ^ ».
D'après Ilarnack. le a dominateur mondial sorti de Cluny )) opéra encore d'autres merveilles. Ses idées prévinrent celles des croisés. « Et de la terre sainte... ils rapportèrent une forme nouvelle de la piété cln-étienne, ou tout au moins /)e« répandue jusque-là- : la disposition à s'abîmer dans les souffrances et la voie douloureuse du Chrisl. L'ascétisme négatif revêtit une forme positive, reçut un but positif, celui de devenir une seule chose avec le Sauveur, dans un profond amour et une parfaite imitation 3 ». Si Harnack avait dit qu'un exercice qui se pratiquait depuis l'origine du christianisme avait pris alors une plus grande extension, son assertion serait exacte ; mais prétendre (pie cet exercice ne date vraiment que du commencement du \ii° siècle, c'est nier tout le christianisme. Et lorsqu'ensuite des chercheurs de la force de Harnack mettent au xtr siècle l'origine du décret de Gratien, alors la disposition à s'abîmer dans le Christ leur paraît
1. Après la lecture de l'opuscule de Harnack, et spécialement des phrases que je viens de citer, un lecteur «en tutelle)) doit nécessairement être persuadé que ce n'est qu'au temps . de Grégoire MI que le célibat des prêtres aété introduit dans l'Église. ÎNalurcllement je ne suppose pas chez Harnack une telle ignorance ; mais pourquoi est-il si oljscur ? C'est pourquoi je renvoie d'autant plus volontiers à la belle et exacte dissertation de FisK, ZolibfU uiiJ Prieslcrclic iin christlichcn Altcrlum, dans ses Kirchengesrhirhtlichc Ahhandlnn'icn iind intcrsuchiingcn, I (181)7). p. 121, i55.
■j. C'est moi qui souligne.
'i. Dus Mônchlain etc., p. /|(3.