LES JÉSUITES
tisme, coninio ^'alontin Weigcl et Jacques Bôhmc, aient rompu intérieurement avec lui, se soient éloignés de lui pour se rattacher à l'ancienne mystique, la mystique catholique ?
Pour terminer, je veux dire un mot de l'idée que se fait Harnack de l'ordre des jésuites, en tant .toutefois ■que cette question touche à mon sujet. L'attention €St mise en éveil quand on lit : (( L'ordre des Jésuites est le dernier mot. le mot authentique, du monachismc occidental' ». Du monachisme ? Mais certainement, car c'est par cet ordre que « le monachisine a triomphé 2 ». Comment cela? « C'est parce que cet ordre ne s'est pas transformé en une institution de l'Eglise, mais que l'Eglise est tombée sous la domination des jésuites. Par là. le monachisme a véritablement remporté la victoire sur la partie séculière de i'i^giisc d'Occident •' ». Mais que Ilarnack veuille bien m'excuser si je lui demande d'abord ce que c'est au juste que le monachisme; car les phrases ci-dessus montrent qu'il l'ignore. Puisse-t-il donc d'abord étudier, et n'écrire qu'ensuite ! C'est un véritable nonsens que de parler de monachisme à propos des jésuites ; au sens strict du mot, les dominicains et les franciscains eux-mêmes n'ont jamais fait partie du monachisme ^