LKTAT RELIGIEUX PEND.\NT SA VIE MONASTIQUE
Les témoignages de Luther sur l'état religieux pendant sa vie monastique sont en opposition avec, ce qu'il en a dit plus
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tanl. .17 ; — il ne s'élève jamais contre la vie religiense ellemême, 58 ; — il est d'avis d'admettre un novice d'un autre ordre, pourvu que ses intentions soient selon Dieu. 60 ; — il envoie à Erturt Gabriel Zwilliniï, augustin, qui étudiait à Witlenberg'. jionr y mieux apprendre les usages de l'ordre, parce qu'à Wittenberg il n'y avait pas de discipline régulière, (lo ; — lui aussi, Luther, délaisse la prière; à "Wittenberg, il s'absorbe presque complètement dans l'élude et les occupations de sa charge ; il lui reste rarement le temps nécessaire pour réciter ses heures et dire sa messe, (32 : — toutefois, il était loin d'être alors un contempteur de la vie monastique, 03 ; — il regarde les vœux comme évidemment légitimes, pourvu qu'on les fasse d'une manière convenable : librement et par amour de Dieu, (33 ; — on ne doit pas se faire moine par désespoir, dans la pensée que ce serait là seulement qu'on pourrait faire son salut, G.'i ; — le mépris qui s'attachait fréquemment à l'état religieux ne devait détourner personne d'y entrer : il n'avait jamais été mieux de se faire religieux, (3(5 ; — Luther condamne les singularités et le sens propre de beaucoup de religieux, comme opposés à l'obéissance ; la violation du vœu de chasteté est un très grand sacrilège, (38 ; — il nomme les conseils évangéliques des moyens pour accomplir plus aisément les commandements, 71 ; — aussi, en i52o, l'un de ses admirateurs, Conrad Pellican, en appelle à lui comme au plus habile défenseur de la vie religieuse^ 72 ; — ce ne fut que sa haine contre l'Eglise, dont les religieux étaient les plus puissants auxiliaires, qui le poussa à la guerre contre les ordres et contre les vœux, 73.
CHAPITRE II. — SAINT BERNARD A-T-IL RÉPROV VÉ LES VCEUX ET LA VIE MONASTIQUES ? 74-00
Pour prouver que les vœux monastiques contredisent la doctrine de .T.-C Luther fausse le sens de deux paroles de saint Bernard, 7/1 ; — malade et près de la mort, Bernard n'aurait trouvé à faire que cet aveu : a .J'ai perdii mon temps, car j'ai mal vécu » ; par ces mots, il avait condamné toute sa vie monastique et « jeté le froc aux orties », 75. — Vrai sens de cette première parole : l'humble confession de l'àme repentante, en présence de Dieu, 81 ; — cette disposition est très catholique ; preuves d'autorité, 82 ; — par là, c'est
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lui que le catholique condamne et non les ensei-inements ou les institutions Je l'Eglise. 84. — Après avoir parlé ainsi (uSO-iiSy:, saint Bernard (■',- 20 août ii53) n'a pas cessé d'estimer la vie religieuse et de fonder des monastères, 80.
CHAPITRE III. — LE SUPÉRIEUR PEUT-IL ACCORDER LNE DIS- PENSE GÉNÉRALE? LlTllER AVAIT-IL FAIT VCKU d'oIîSERVEU TOLTE LA RÈGLE ? IJI-IO.")
Luther fait dire à saint Bernard que le supérieur peut dispenser de toute la règle ; saint Bernard dit exactement le contraire, (ji. — Son afTirmalion que le religieux fait vœu d'observer toute la règle ne repose que sur une déformation de la formule des vcrnx ; on fait vœu de vivre « selon la règle » ; sens de celte expression, (j5 ; — preuves tirées de la pratique des principaux ordres, yO; — en quel sens on est obligé aussi d'observer les statuts d'un ordre, 100. — Jour bizarre sous lequel apparaît le Réformateur, io3.