‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 288 sur 290 · CHAPITRE I\ . BLT DE l'année de PROBATiON d'aPRÈS · texte numérisé non relu

CHAPITRE I\ . BLT DE l'année de PROBATiON d'aPRÈS

LLTHER Io6-Il3

Cette année aurait pour but de se rendre compte si l'on peut vivre dans la chasteté, loO ; — une déclaration d'Innocent III et la pratique universelledes ordres vont contre celte allégation, 107.

CHAPITRE V. -- LES VOELX nous DÉTACIIENT-ILS du CHRIST? EN ENTRANT DANS UN ORDIŒ, PREND-ON UN AUTRE GUIDE QUE LE CHRIST? IIV129

Celle allégation tanlive de Luther est en opposition avec la pratique de son ordre et elle est dénuée de tout fondement, ii.'i ; — aussi, après avoir en pour lui beaucoup de complaisance, son ancien supérieur Stauj)ilz lui écrivit une lettre de blâme, 119; — ailleurs, Luther lui-même disait bien haut que l'existence d'abus partiels ne saurait aller à faire renverser les inslilulioiis elles-mêmes, 121. — Son allégation ne vaut pas davantage contre les autres ordres, laS; — notamment contre les franciscains, i2.'i.

TABLE nES MATIÈRES 38~

CHVPITRE Vr. — SOI'HISMES et KNOUMITÉS de LLTHER SLR LES VfSLX MONASTIQUES, ET PARTICL LIÈRE.MENT SUR LE

VOEU DE CHASTETÉ. ASTUCE DE LT THER : SES EVCfTA-

TIONS AU MENSONGE l3o-234

Si. — Lutker inchiil en erreur sur le but de l'étal religieux

et sur le but des vœux i3o-i44

D'après Luther, ce serait dans leurs œuvres et leurs vœux, et non dans la foi, que les religieux chercheraient leur salut, i3i ; — la vérité est à l'opposé, quelques efTorts que fassent les écrivains protestants pour défendre leur héros, iSa ; — ils n'ont pas remarqué sa mauvaise foi, i33. — De son propre aven, il ne savait pas dans quel état d'àme il avait lui-même prononcé ses vœux, et il prétendait le savoir pour l'ensemble des religieux, 137; — les vœux doivent-ils remplacer la foi justifiante à laquelle les religieux ne songeraient même pas.' i3ij; — ((comme la foi, la charité, elle aussi, est exclue de tous les vœux et de tous les ordres )>, i^o ; — en réalité, les vœux supposent la foi et la charité, t/|i.

Sa. — Contradictions et sophismes de Luther au sujet des conseils évangéliques i44-i50

Il s'agit surtout de la chasteté, l'iô ; — lorsqu'on a fait A-œu de suivre un conseil, ce conseil devient obligatoire, i5o ; — Lutlicr devait le savoir et, de fait, il le savait depuis son entrée dans l'ordre et surtout depuis sa profession, 153 ;

— citations de Harthélemy d'Lsingcn, de saint Augustin et de saint Bernard, i.'ii.

S 3. — Luther excite à l'hypocrisie et au mensonge. 157-162

Conseil de Luther aux sous-diacres au sujet du vu'u de chasteté qu'on leur demande au moment de leur ordination, 1Ô7;

— son acharnement à pousser les prêtres au mariage scandalise les Frères de Bohême eux-mêmes, 160. — Il cherche à gagner les réguliers aussi bien que les prêtres séculiers, iGi.

S 4. — Vtea de chasteté, chasteté conjugale et le cas d'impossibilité 1G3-174

Pour Luther, (( le vœu ne lie plus, dès que l'on est dans l'impossibilité de l'accomplir », iG3 ; — différence entre

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une impossibilité purement extérieure et une impossibilité intérieure dont on est resj)onsable, iC4. — Jl cbcrche à mettre les religieiix dans ce second cas, 1G7; — mais par là ce n'est pas seulement la tombe du vreu de chasteté qu'il creuse, c'est aussi celle de la chasteté conjugale, i(J8 ; — ce sont là deus conséquences du principe qu'il avait tiré de son expérience intime : la concupiscence est absolument invincible, 172.

S 5. — La voie vers « l'iinpossibilité » ; négligence dans les rapports avec Dieu ; iniempérniice 174-184

Luther néglige la prière, 17/i. — Son intempérance, ainsi que celle du très grand nombre de ses jeunes adeptes, i7().

S 6. — Luther raille le recours à la prière dans les plus violentes tentations i84-if)0

C'est une niaiserie de prier pour échapper à la tentation de la rliair, i8n ; — Luther place la satisfaction des désirs de la chair sur la même ligne que l'héroïsme des apôtres et des martyrs, 187 ; — dans leur lutte c<jntrc la chair, Im et ceux qui le suivirent ne furent que des soldats désemparés, 189; — parole de saint Augustin sur la ditîérence entre le mariage contracté (|uand on est libre, ou quand on est lié par un vtru, 190 ; — Luther fausse le sens du mot de l'Apôtre : « Il vaut mieux se marier que de bniler », 191 ; — à la recommandation (' papiste )) de recourir à Dieu dans la tentation pour obtenir sa grâce, il réjwnd : « Et si Dieu ne voulait pas qu'on le priât P Ou si on le priait et qu'il ne voulût jjas nous écouter? » 193.

S 7. — Comment Luther chercha à persuader les religieuses : eux aussi, les chiens et les porcs pourraient prier et se mortifier 197-206

II fallait les faire sortir de leurs couvents : on les Ira vailla d'abord par des écrits, 197 ; — pourtant, on mettait en fait que c'était malgré elles qu'elles gardaient la chasteté, 199 ; — les femmes doivent servir au mariage ou à la prostitution, 200; - — les tentations de tous les jours sont un signe certain que Dieu n'a pas donné et ne A'eiit pas donner

TABLE DES :M VTiÈllES 'iSiJ

le noble don de la chastetô, 202 ; — la prière, le jeûne, les mortificalums. où les « papistes » mettent leur sainteté, sont une sainteté (t que les chiens et les porcs, eux aussi, peuvent tous très bien pratiquer tous les jours », aoô.

S 8. Luther et la polygamie. Conseil de conscience, dispense et mensonge. La « concubine légitime » 206-224

Par sa doctrine sur l'impossibilité de la continence dans le célibat et dans 1«» mariage, Luther prépare la voie à la polygauiie ; de l'ait au moins à Philippe de Hesse il permit la bigamie, -joCj ; — avec Mélanchthon et Bucer, il lui donne à ce sujet un « Conseil de conscience », 207 ; — à cause flu bruit que l'ait cette bigamie, ils demandent au landgrave de la nier, 210; — il pouvait en secret garder sa « maîtresse» comme une « concubine légitime », 21 A ; — en substance, Luther avait professé ces principes dès qu'il s'était séparé intérieurement de l'Eglise, 21G. — Dans cette circf>nstance, il a donné de nouvelles marques d'une tendance générale au mensonge, à la ruse et à la fourberie, 218.

S 9. — Bouffonneries de Luther 224-284

Alélanchthon blâme chez Luther la tendance aux bouffonneries, 22.") ; — elle se manifeste notamment par des jeux de mots et des qviaiifications burlesques, 226.

CHAPITRE Vn. — PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA DOC- TRINE CATHOLIQUE SUR LA PERFECTION CHRÉTIENNE ET l'idéal de la VIE 235-243

Après sa chute, Lutiier. contrairement à la doctrine catholique, ne fait plus de distinction entre l'état de perfection et la perfection elle-même, 235. — L'enseignement catholique jusqu'à saint Thomas d'Aquin : saint Jean Chrysostome, le synode d'Aix-la-Chapelle (8i(j), Pierre Damien, Cassien ; la règle de saint Augustin, de saint Benoit ; saint Bernard. Bruno d'Asti, Richard de Saint- Victor, Rupert de Deutz sur la perfection en général et l'idéal de la vie en particulier, aSS ; — sainte Elisabeth de Thuringe et sainte Hed^ige, 2.'|2. 4

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