L PREFACE DE LA SECO>ÎDE EDITION
il ne se doute pas de la différence qui existe dans l'état religieux entre les clercs et les frères lais : il met Luther au chœur « avec les autres frères lais » , à l'écart des Pères ; au lieu du bréviaire, il lui fait réciter « les Pater et les Ave qu'il devait dire en silence^. » Dans sa brochure-, avec la même ignorance, il confond le sacrement de baptême et les vœax du baptême : il tire de là les conclusions les plus merveilleuses, et naturellement il est amené ainsi à entendre absolument à rebours la doctrine sur le c second baptême », expresssion que, du reste, je le répète une fois encore, saint Thomas n'a jamais employée^. Puis, il donne de vigoureux coups d'épée dans l'eau.
A ce sujet, il s'attache entre autres choses à montrer contre moi qu'au temps où Luther était dans le couvent d'Erfurt, on y connaissait le « second baptême », tandis que je prouve, et par Luther lui-même, que c'est dans un autre endroit, et par un franciscain, que son attention fut appelée sur ce point pour la première fois*; cela, je le maintiens. L'unique argument de Kolde, contre Luther et Lsingen, son grand cheval de
1. A. Berger (Martin Luther, I, l'Sgo, p. C.'i) lui a emprunté cette absurdité et, tout dernièrement, A. Hausratli (Martin Luther, I, 23), qnoiqu'en 1899, G. Oergel eût déjà attiré l'attention sur cette erreur (Vom junjcn Luther, i8gg, p. 88.)