‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 37 sur 290 · P. 89 et suiv · texte numérisé non relu

P. 89 et suiv

3. Ci-après, 1" partie, ch. xi (2' éd. ail., p. 280). li. Ci-après, même c'.iauitre (2° éd. ail., p. 22i-2'2'i).

KOLDE ET LE BAPTEME MONASTIQUE LI

bataille, c'est le Supplément an Trésor céleste de Pallz^ où il est parlé du « second baptême ». Mais cette doctrine élait-elle déjà passée dans la pratique du couvent, ou (et c'est là seulement le point en question), y étaitelle connue seulement dans le noviciat et chez les clercs? Bien entendu, Kolde ne saurait nous le dire. En résumé, il cite ^ un long passage de l'ouvrage de Paltz, où l'auteur rappelle les paroles bien connues de saint Bernard et de saint Thomas 3, et qui se termine par ces mots : « La même conclusion ressort clairement del'authentiqae sur les moines, où il est dit que l'entrée au couvent enlève toutes les taches *. » .\ ce propos, le professeur d'histoire d'Erlangen fait cette remarque bien digne de lui : « Cette authentique est sans doute un passage des Vies des Pères, passage qui m'est inconnu ; en tout cas, ce n'est pas à celui-là que se reporte Thomas. » Donc l'authentique sur les moines doit se trouver dans les lies des Pères I 5\xsqu'où l'ignorance d'un professeur d'histoire de l'Eglise ne peut-elle pas aller ! Par le mot Authentique, joint au ti Ire S'a/- les Moines, Kolde n'aurait-il pas dû s'apercevoir qu'il ne pouvait s'agir là que d'un livre de droit? Et s'il était moins renseigne que celui qu'il veut traduire à sa barre, et ([ui, bien que simple autodidacte

1. Jean Paltz, de Tordre dos Auf^iistins (7 i5ii). En i5o3, il lit, paraître : Cœlifodina absconditos scriplurœ thesaiiros pandens ; — et en i5o/i : Supplcmeiituin Cœlifodinœ. (N. d. T.)

3. A propos d'une citation de S' Thomas, (p. 89, n. 2), Kolde n'arrive pas à comprendre qvi'il puisse y avoir une opinion raisonnable (opinio rationabilis). Ainsi, ce professeur nous donne à conclure que toutes les opinions sont déraisonnables !

/i. « Idem patet in autenticade monachis, ubi dicitur, quod ingressus monasterii omnem maculam abstergit. »

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