‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 44 sur 290 · L\ PREFACE DE LA SECONDE EDITION · texte numérisé non relu

L\ PREFACE DE LA SECONDE EDITION

vous-même vous ne sauriez nier ; qu'après son apostasie il ait autorisé les « mensonges utiles », vous le savez fort bien aussi, et sur ce point je vous renseignerai bientôt avec plus de détails encore. Dès lors, puisque j'avais eu l'occasion de constater la faiblesse de vos procédés de critique, je vous demandais dans ma réponse si ce serait vraiment un très grand tort vous faire que d'élever a quelque doute » sur votre sincérité. Je ne vois là qu'une atténuation bien plutôt qu'une agr/ravation de l'accusation qu'à vous entendre j'avais déjà lancée contre vous. Et que vraiment il y avait place pour ce (( léger doute », je le démontrais aussitôt par une (( tricherie » de votre polémique. Je serais vraiment curieux de savoir ce que vous auriez à produire contre mes attaques et mon argumentation, de voir comment vous pourriez montrer la fausseté de mes allégations, quand je parle de la manière erronée dont vous comprenez la scolastique, et tout particulièrement saint Thomas ; pourtant je ne puis que m'en tenir à ce que j'ai dit, et il m'est impossible de rien retirer.

Depuis mon opuscule, Seeberg, lui aussi, s'est fait entendre '. Mais pas un mot du fond de ma réfutation ; il se borne à parler de mon « écrit ordurier sur Luther et le luthéranisme » : je n'ai « jamais assez cV immondices pour souiller le visage et l'habit du Réformateur. » Qu'il soit donc convenu que c'est là le (( rugissement du lion » ; et que pour moi, je ne suis qu'u?i « maître en diffamation. »

Pourtant, comment, dans sa rage aveugle, cet

1. Dans la 2. Beilage de la Krc'u::eitung, n° 107, 3 avril igo'i, comme introduction à un article intitulé Rômische Friedensschalnicien : Les pipeaux romains de la paix.

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