VIOLENCES DE SEEBERG LXI
lioiiimc Cil couiioux pcul-il eu arriver ainsi à se donner à lui-même un soufllct ! Dès là qu'il en vienl à ce ton emporté, il s'enlève tout droit de se plaindre d'une insulte. S'il veut m'opposer qu'en tout cas moi aussi je l'ai outragé dans ma réponse, il restera toujours une immense différence ; c'est que, lui, il me couvre d'insultes ainsi que mon ouvrage sans avoii- d'abord apporté de preuves contre moi, comme il était pourtant de son devoir de le faire ; son attaque est donc tout à fait immotivée ; au contraire, le jugement défavorable que, dans mon opuscule je porte sur l'œuvre et la méthode de Seeberg découle naturellement de la démonslralion qui le précède. Si insulter signifie publier les indéniables côtés faibles d'un adversaire, alors oui, moi aussi j'ai insulté, et je compte le faire encore ' .
D'autres critiques, quoique moins aigris que Harnack et Seeberg-, m'ont pourtant eux aussi bien souvent mal compris. La cause générale en est dans la méprise où l'on est tombé sur le but de mon œuvre. Ainsi, quand je parle de l'intempérance de Lutber dans la boisson, cest simplement en passant, comme on a déjà pu le voir dans la
I. C'est «eiilenient pendant la correction des épreuves que j'ai eu connais-iancc de la réplique do Seeberg : Die neiwste Ojj'enbarungen des Pater Denijle. dans la Kreiizzeiliing, n° 2o3, aoô. Je vois que l'auteur est de ceux qui ne peuvent rien apprendre, et qui sont incorrigibles. De cette réplique, il n'y a rien à retenir, sinon cette maxime de Luther. (Voir plus bas, I, p. 220) : « Quand je voudrai me mettre à écrire, je saurai bien me tirer d'affaire. » Avec cette méthode, où sont les elforls pour trouver la vérité et rester dans l'objectivité des faits !