Ibid., p. âg ; Weim., X, P. II, p. 277, -ao
l6 INTRODUCTION
Dieu, la rupture de la fidélité qu'on lui a jurée. Une- multitude de religieux rejettent tout frein et toute retenue ; leur mot d'ordre est « liberté absolue ». Rien n'est plus loin de leur pensée que la mortification. « Pour réfréner leur chair et leur fièvre de péché, dit Werstemus, ils confient leur corps auxfemmes^. » Le vœu de chasteté leur semblait non seulement un joug impossible à porter, mais un piège de Satan. « Qui jure la chasteté est comme qui jurerait l'adultère ou autres actions défendues par Dieu- », disait-on. (( Le corps réclame la femme et a besoin d'elle-^. » (( La chasteté n'est pas en notre pouvoir. Tous, nous sommes faits pour le mariage ; Dieu ne permet pas que quelqu'un reste seul *. » Et c'est dans un caléchisme u pour les enfants et les simples » qu'ils écrivent : « Le sixième commandement condamne tout vœu de chasteté par lequel on renonce au mariage; il permet, il prescrit même à toutes les pauvres consciences prisonnières qui ont été trompées par des vœux faits dans un cloître, de sortir de leur état d'impudicité pour entrer dans celui du mariage-''. » Pour les réformateurs,
1. Joannis WERSTEiiii Dalemensis... De Piirgatorio et aliis qtiibiisdain axioinalis Disputalio longe elegantissima. Coloni;p, iJaS, fol. Diijb : <( Isti ut rectius expeditiusque serviant Evangelio, ut loti sint in spiritu. carucm suam doinandam commillunt mulierculis. »
■2. Weim., XII, 2^2.