‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 67 sur 290 · II. 1 Cor · texte numérisé non relu

II. 1 Cor

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retentissaient encore à leurs oreilles ces paroles de Luther : « La meilleure sauvegarde est la prière et la la parole de Dieu : lorsque la volupté mauvaise se fait sentir, l'homme doit recourir à la prière, implorer la grâce et le secours de Dieu, lire et méditer l'Evangile et y considérer la passion du Christ ^. » Sur ce dernier point, il écrivait en 1 5 19 : « Si l'impureté et la luxure t'assaillent, pense combien fut cruellement flagellée, transpercée et déchirée la chair délicate du Christ -. »

Mais CCS prêtres, ces religieux complètement dégénérés étaient déjà descendus trop bas pour que de tels conseils pussent les toucher ; il n'en était plus comme au xv^ siècle, où Jean Busch, par exemple, convertissait un certain nombre de concubinaires en les exhortant à prier assidûment et à rentrer en euxmêmes. Mais au xvi= siècle, ce qu'il y eut de beaucoup plus fécond, ce fut le mouvement de réforme dans l'autre bras du couiant du mal, celui des prêtres qui, bien que mauvais, n'en étaient pourtant pas arrivés à l'endurcissement volontaire ; en efi'et, au lieu d'aboutir à un marécage fangeux, ce courant en arriva à un renouvellement spirituel ; commencé au concile de Trente, continué par de nouvelles familles religieuses, ce mouvement eut une immense influence. Pas sur tous, néanmoins ; dans l'Eglise, à côté des bons, il y eut

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