L\ RÉFORME CATHOLIQUE
loujouis des mauvais, souvent même de très mauvais (et il y en aura jusqu'à la fin) ; ceux-là ne le cédaient en rien aux concubinaires du genre ancien, ni même, assez souvent, à ceux du nouveau ^. Mais leur conduite n'était pas, comme pour ces derniers, une conséquence de l'enseignement de ceux qui les dirigeaient ; elle était au contraire en opposition avec leur foi.
Dans un écrit à un archevêque pour le pousser au mariage, le mauvais génie de la nouvelle société en arriva même à des expressions devant lesquelles le plus mauvais des hommes du xV siècle aurait lui-même lioché la tête. « 11 est terrible pour un homme d'arriver à l'heure de la mort sans avoir eu de femme. Si au moins il avait eu sérieusement l'intention de se marier ! Qu'aura-t-il à répondre quand Dieu lui dira : <( Si je t'avais donné vm sexe, ce n'était pas pour que tu restes seul, mais pour que tu aies une femme. Où est ta femme 2 ? ». Assurément, un concubinaire du xv° siècle lui aurait répondu : d ^ ois comme le diable te donne le vertige et comme il t'agite, lui qui t'apprend de pareilles extravagances ^ ! » Autrefois, en
1. Nous tenons à attirer ici l'attention sur l'article de A. Kluckhohn, Urkundliche Beitrage ziir Geschichte der Kirchlirhcn ZmUinde, insbesondere des sittlichen Lebens der Katliolischen GeisUichen in der Diozese Konslan: imhrend des 16. jahrhunder/s, dans la Zeitschrift Jiir Kirchengesrhichte, \\l, âgo et siiiv. Les conclusions de Kluckliolm viennent d'idées préconçues.
2. De VVette, 11, O7G (Lutlier à Alljcrt, archevêque de Mayence, 2 juin lôaô).