Lettre d'Amsdorf dans Kolde, Aiialecta Lutlwrana (i88H
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■2. Lettre du duc Georges de Saxe; Endors, "\', aSrj ; ces i)arok's de Luther sont prises de sa C(!;itiviii' de Babylonc, et de son Sermon sur le mariaye. Voir Enders, \, 29'!, note i3, et ci-après, cli. \I1I,
LUTHER ET T.E AIARIAGE oj)
faut assistor ! * » Los noiivcanv docteurs poussèrent ici leur enseignement jusqu'aux dernières extravagances, et cela, même dans leurs prédications. Dans mie de ces prédications, le chef de la Réforme donne ces enseignements à ses auditeurs au sujet delà vie conjugale : u On trouve de ces femmes obstinées et entêtées, ([ui, quand bien même leur mari devrait tomber dix fois dans l'incontinence, ne s'en préoccupent pas le moins du monde. Alors c'est le moment pour l'homme de dire : « Tu ne veux pas : eh bien, une aulrc voudra. Madame ne veut pas, que la servante approche... Si même alors Madame persiste dans son refus, chasse-la ; fais-toi donner une Esther et envoie Wasthi promener'-. » Celte conclusion est parfaitement logique ; car en certains cas le mariage n'exige pas moins de continence que l'état monastique. Ces tendances venaient de ce principe épicurien que de vouloir garder la continence était une prétention irréalisable ; que l'on ne pouvait résister à l'impulsion de la nature, et qu'une résistaiice était même une sorte de rébellion
1. HiLLiCAM s à Urbain Uhegius, dans Ress, koiweriili'nJiiUh'r,
Un Nicolas Mam.el devait lui-même faire les aveux suivants, aux environs de i528 : « Avarice et paillardise ; grands scandales, vices et polissonnerie -, ripaille, soûlerie et impiété, voilà à quoi s'occupent aujourd'hui jeiuies et vieux... L'adultère est maintenant si commun qne personne n'a sa femme pour soi tout seul. )>
Dans J. B.ECHTOLD, yiklaus Manuel (1878), p. 2'|5, vers 255 262.