Ibid
2. En latin Cuciilla. Coule. C'est généralement ce mot ou son équivalent Capa que l'on trouve dans les textes latins ou allemands. Nous les traduisons souvent par /roc. 11 est vrai que dans le langage précis, il y avait une différence entre la Coule (CucuUa,
aussi dépouillé leurs vices !... Il me semble voir surgir une nouvelle race de moines beaucoup plus vicieuse que la précédente, je veux dire que ceux- qui étaient mauvais. C'est folie de remplacer un mal par un autre, mais c'est frénésie de passer du mal au pire^ ». Or, au jugement de Luther, c'est précisément ce que font en général les hérétiques : « Ils remjîlacent les maux de l'Eglise par d'autres plus grands encore. Souvent nous ne Aoulons pas tolérer un mal de peu d'importance, et nous en faisons naître un plus grand 2 ». Avec beaucoup d'autres, Pirkheimer, lui aussi, qui d'abord, pourtant, avait pris part au mouvement, écrivait peu de temps avant sa mort : « Nous espérions que les vilenies romaines disparaîtraient, et aussi la fourberie des moines et des prêtres ; mais à en juger par ce que l'on a sous les yeux, les choses ont empiré au point que les polissons du nouvel Evangile font paraître pieux ceux du papisme 3». C'est-
capa) et le Froc (Flocus. noccii!*). <( Cuculkc nomiiie habituni lougiim et amplum, sed manicas non habentem ; nomine vero Flocci habitum longum. qui longas et amplas habet manicas, nos intelligere dcclaramus. ))"(Clément \' au Concile de Vienne ; dans du Gange au mot Cuculla). Mais assez souvent l'on confondait la coule et le froc, et ce dernier mot rend mieux le sens narquois et méiirisant que les écrivains delà Renaissance donnaient aux mots Cuculla et Capa. (N. d. T.)
I. Lettre de 1Ô29 dans 0pp. Erasme (Lugd. Batav., 170G), t. X, 1679.
■2. (( HcrelicI mutant mala erclcsia^ majoribus malis ; sepe malum ferre nolumus et majus provocamus, sicut vitarc charibdim. etc. » Thiele. Luther's Sprichirôrtersammluiuj, p. al. 'iio.
3. Lettre de Wilibald Piukueimer, de i5j7, dans Heima:i«, Documenta literaria, Altdorfii. 1758, p. .'«j.