‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 77 sur 290 · LA. RÉFORME ET LA DÉCADENCE DES MCF.LRS S · texte numérisé non relu

LA. RÉFORME ET LA DÉCADENCE DES MCF.LRS S

à-dire : les autres semblent encore pieux, quand on les compare à ces modernes prédicateurs de liberté sans frein. Du reste, le père du nouveau mouvement na-t-il pas lui-même fait cet aveu : « Aujourd'hui, les nôtres sont sept fois plus scandaleux que les autres ne l'avaient été jusqu'ici. Nous volons, nous mentons, nous trompons, nous mangeons et buvons avec excès, et nous nous adonnons à tous les vices* ». « Nous autres. Allemands, nous sommes aujourd'hui la risée et la honte de tous les peuples ; ils nous tiennent pour des pourceaux ignominieux et obscènes^». Et le même Luther déplore d'être né Allemand, d'avoir parlé et écrit en allemand ; il désire mourir pour ne pas assister au châtiment divin prêt à tomber sur l'Allemagne 3.

Enfin le nouveau courant se dilTérencie encore de l'ancien, en ce que les éléments en étaient unis entre eux, qu'ils formaient ime société fermée, et, par là même, d'autant plus dangereuse ; une société dont les membres étaient dominés par les mêmes idées. Mais cette société devait avoir un nom : l'on ne connaissait pas encore les sociétés anonymes. — Comment s'appela donc la réunion des prêtres et des religieux apostats dans laquelle s'écoula le torrent de la décadence et de

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