FRUITS DE LA REFORME
iinpudicité, débauche, blasphèmes, mensonges, déloyautés, se montrent avec toute leur violence beaucoup plus que sous le papisme K Un si triste état de choses jette sur l'Evangile et les minisires un discrédit presque universel. L'on se dit : « Si cette doctrine était vraie, les gens en seraient plus pieux'^. » «Dès lors, chacun déplore que l'Evangile apporte tant de discordes, d'altercations et de désordres, et que, depuis qu'on le prêche, tout aille plus mal qu'auparavant 3... » Malgré ses affirmations que sa doctrine est le pur Evangile, il doit pourtant toujours en revenir au même aveu : « Les peuples se comportent si scandaleusement envers l'Evangile, que plus on le prêche, plus ils deviennent mauvais, et plus, chez nous, la foi s'affaiblit*. » Par leurs prédications, dit-il, lui et les siens ne peuvent arriver à rendre pieuse même une seule maison^; au contraire, dit-il ailleurs, «si à présent on devait baptiser les adultes et les personnes âgées, je soupçonne fort qu'il n'y en aurait pas la dixième partie à venir ^. »
i. Ou encore : (Erl., 3, i32-i33j: «Colère, impatience, avarice, gourmandise, concupiscence, luxure, haine et autres vices sont de grands et horriljles péchés mortels qui de tous côtés courent par le monde, y dominent, et y vont croissant. »
a. Erl., 1, iga. En outre 0pp. exeg. lai., V, 37.