Enders, III, p. 219 (i5 août i52i
A. VormeldungederUnwahrheit Luther scherKlage, etc. ,ibS2, fol. J.ij
FALSIFICATIONS ET CONTRADICTIONS iCl
fait aucun scrupule de pousser les prêtres et les moines à la dissimulation, à la restriction mentale, dans le nlus mauvais sens du mot * ; finalement il déclare expressément que le mensonge est permis 2. Dès lors on voit la valeur de l'homme et ce que l'on peut attendre de lui. Il falsifie et dénature la doctrine catholique ; puis il attaque la caricature qu'il en a faite. Dans les chapitres qui précèdent, le lecteur a trouvé sur ce point autant d'exemples qu'il en avait besoin. En dépit de tous les témoignages de l'antiquité chrétienne, il ne recula pas devant ces assertions mensongères que les vœux éloignent du Christ, que d'après la doctrine catholique ils remplacent le baptême, qu'ils sont opposés à la foi et à la raison, etc. Ces prémisses captieusement formulées devaient servir à prouver que les vœux avaient été mal prononcés, d'une manière anti-chrétienne, ce qui obligeait à les rompre.
Luther ne remarque pas un instant que, par de telles assertions, il s'embarrasse dans les contradictions. Dans un passage de son écrit sur les vœux monastiques, il dit aux catholiques qu'ils doivent accomplir tous les vœux, même ceux qui sont ridicules : « Si tu avais fait vœu de tuer une mouche ou de soulever une paille, il faudrait faire ce que tu as promis 3. » Il feint ici de
î. Voir, ci-dessus, I, p. 1 57-162,
a. Ci-dossus, I, p. 212-21^. Voir d'autres documents dans Pa.u- Lus, Sup[ilérnent littéraire de la Kôlnische Volkszeitung, 190'j, n° 8. Je sais que sur beaucoup de moralistes protestants, cette constatât on ne fait aujourd'hui aucune impression. Voir à ce sujet Mausp.vgh, Die katliol. Moral, etc., p. 65 et suiv. Mais à ceux qui ont l'âme droite ce fait démontre jusqu'où la conscience morale peut descendre sous l'influence d^s principes de Luther.