‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 109 sur 312 · Erl., a · texte numérisé non relu

Erl., a

« LE MONDE VEUT ÊTRE TROMPÉ » lG3

râlîsés, et surtout chez les religieuses, il excita le feu de la chair; il fit miroiter à leurs yeux l'impossibilité delà résistance et l'inutilité de la prière, que du reste ils avaient déjà délaissée; il les trompa en leur affirmant que Dieu ne pouvait même pas les aider à observer la continence, puisque comme remède à u l'impossibilité », il avait institué le mariage; il leur représenta l'infraction au vœu comme une œuvre agréable à Dieu, et le mariage comme l'accomplissement d'un précepte divin ^. Et il en arriva ainsi à sa conclusion : « 11 est de la dernière évidence que tes vœux sont nuls, illicites, impies et contraires à l'Evangile ; dès lors, il n'y a pas à examiner si tu les as émis dans une intention pieuse ou impie, puisqu'il est certain que tu as promis des choses impies. Aie donc foi à l'Evangile, abandonae tes vœux et retourne à la liberté chrétienne 2. » Voilà des paroles qu'entendaient volontiers ceux qui étaient mûrs pour la chute ; c'était là « la chouette » que cet apostat vide de Dieu et sans conscience avait mis « sur la perche et le bâton glué ». Les religieux déjà corrompus, qui ne connaissaient que la logique de la chair, ces religieuses qui ne pouvaient pas dire aveô celles qui restaient fidèles, qu'elles avaient été très fortes contre l'ennemi perfide 3, tous ceux-là « tombèrent en masse et de tout leur poids du haut de la

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