‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 118 sur 312 · LA SAINTETE MONASTIQUE PAR LES ŒUVRES · texte numérisé non relu

LA SAINTETE MONASTIQUE PAR LES ŒUVRES

volonté divine pour notre maudite volonté propre, et nos prélefjdues bonnes œuvres ; « nous nous enveloppons d'habits gris; nous courons nous enfermer dans les monastères, nous nous faisons tondre comme des fous, nous martyrisons notre corps par des jeûnes et nous faisons cent bouffonneries du même genre, sans que Dieu nous le demande ^. » « Auparavant, sous la papauté, nous nous tuions par des jeûnes et des macérations ^ ». Voilà ce que faisaient les moines, et non pas seulement pendant quelques années, mais pendant vingt, trente et même quarante ans 3. C'étaient surtout les chartreux qui étaient de véritables assassins, et leurs cloîtres de vrais antres de la mort. Luther nous parle de l'un de ces assassins qu'il avait lui-même connu à Erfurt*. L'abstinence en avait tué un bon nombre : avec un peu de bouillon et de viande, et des vêtements plus convenables, ils auraient échappé à la mort^. (( Sur le point de mourir, un chartreux ne pouvait pas prendre une cuillerée de bouillon de poulet, même si le médecin le lui conseillait 6. » « Il porte une chemise de crin, il est fidèle à son service de matines et il se lève la nuit ; il chante pendant cinq heures, il jeûne et il ne mange pas de viande ^. »

Toutes ces invectives et mille autres semblables amenaient Luther à cette conclusion : Cette vie de

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