‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 119 sur 312 · Erl., 19 (i" éd.), p. 353, 354 (i53j · texte numérisé non relu

Erl., 19 (i" éd.), p. 353, 354 (i53j

l8o LUTHER INSPIRE LA. HAINE DES RELIGIEUX

pénitences est diabolique, car par là ils veulent obtenir la rémission de leurs péchés et leur justification devant Dieu. Le chartreux de Luther dit : a Je veux jeûner tous les jours, ne pas manger de viande, martyriser mon corps ; cette existence rigide sera agréable à Dieu, et il me sauvera^. » Mais « les chartreux elles moines mendiants ont beau prier et se mortifier à en mourir, il n'y en a pas un à pouvoir réciter un Notre Père qui ait de la valeur aux yeux de Dieu, ni à pouvoir faire aucune œuvre bonne ; plus ils se préoccupent de faire des bonnes œuvres, plus leur sort empire 2. » Enfin, d'une manière générale, les moines sont « les plus malheureux des hommes : pendant de longues années, pour obéir à des prescriptions tout humaines, ils mortifient leur corps par les veilles et les jeûnes, sans même l'avantage de savoir si leur obéissance est agréable à Dieu 3. »

Luther avait répandu dans le peuple cette calomnie que dans l'accomplissement des œuvres, les papistes faisaient abstraction du Christ, que c'était en dehors du Christ qu'ils visaient à faire leur salut, à obtenir la rémission de leurs péchés et à mériter le ciel. Puis donc que l'accomplissement des œuvres était dirigé il contre le Christ rédempteur qui avait abrogé toutes les lois, dès lors, de toutes les institutions catholiques, c'était l'état religieux avec ses lois qui offrait à Luther la meilleure des occasions de déblatérer contre ce qu'il appelait la sainteté par les œuvres. Plus il y entassait

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