Ibid
A. 0pp. exeg. lat., XXIV, i84-i85 (i5a4).
LA. SAINTETÉ MONASTIQUE PAB LES CEUVRES l85
Dominique ne se sont pas attachés au Christ et n'ont pas rejeté la sainteté de leur vie, « je n'irais pas volontiers dans leur cieH. )) « Le plus vicieux de tous les bipèdes », pour répéter le nom que le grave et fameux juriste Ulrich Zasius donne à Luther^, aurait pu s'épargner la crainte de parvenir au même ciel que François et Dominique ; il aurait pu moins trembler pour leur salut et celui des bons religieux qui, jusqu'à leur dernier soupir, ont été fidèles à Dieu dans l'accomplissement de leurs devoirs monastiques. Dans ce ciel, il ne s'est pas trouvé de place pour Luther et ses religieux apostats si, à leur dernière heure, ils n'ont pas condamné leurs erreurs et leur vie.
Ce n'est que dans la seconde partie que le lecteur comprendra la gravité des attaques et des calomnies que l'on vient d'entendre Luther lancer contre les religieux; l'on verra alors son attitude à l'endroit des bonnes œuvres, et l'on constatera que, de propos délibéré, il s'est tu sur le fondement de toute bonne œuvre et de tout mérite, à savoir Jésus-Christ, son sang et ses mérites.
S 4- — Calomnies de Luther sur la « Formule monastique de V absolution ».
Ce qui précède va nous expliquer la manière révoltante dont Luther en a imposé à son public, lorsqu'il est parti en guerre contre la prétendue /ormu/e d'abso-