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2. Voir, ci-dessus, p. i80,, n. i, dans les conclusions que Luther tire de 1;^ manière déloyale dont il expose la formule de rabsolulion.
SENS DE lA FORMULE MOiNASTIQUE IqS
formels et exprès, comme la conséquenee de la dignité et des œuvres du pécheur qui implorait son pardon ^. » Ainsi! La méthode est très simple: au lieu de travailler scientifiquement et sans préjugés, au lieu de contrôler les dires de Luther, Kôstlin accepte comme parole d'Evangile chacune de ses impostures I Il n'y a pas de sottise si ridicule que les théologiens protestants ne s'empressent de redire après le père de la (( Réforme évangélique », pourvu qu'elle aille contre l'Eglise catholique ; pas de calomnie si malséante qu'ils n'accueillent, qu'ils ne colportent et dont ils ne nourrissent leurs « fidèles. »
§ 5. — (( Le grand malfaiteur condamne le petit )). Moyens indignes employés par Luther pour discré' diter les religieux et le clergé séculier.
Assez souvent, comme nous l'avons vu, Luther attaque les religieux et les prêtres sur le point où lui et sa suite étaient dans la situation la plus fâcheuse. Il savait fort bien qu'aux yeux du peuple comme devant le droit divin, son union et celles des religieux et prêtres apostats n'étaient pas un mariage, mais un concubinage prolongé 2. Lui-même il qualifie de « court moment de honte » le passage de ces hommes à la vie du mariage ; ce n'était qu'ensuite que devaient venir les « années pleines d'honneur » 3. Or, contracter
1. Martin Luther, 3' éd., I, 70 ; 5* éd., revue par Kawerau, I, 64, a. Voir quelques mots à ce sujet dans mon opuscule Luther flu.r yeux du rationaliste et du catholique, p, 116, n. i. 3. Voir ci-de?su«, t. T, p. i3.
un vrai et légitime mariage n'a jamais été un sujet de déslîonneur. Il connaissait la vie de ses adeptes, et il savait que, pour la plupart, c'était l'amour de la liberté charnelle qui les lui avait amenés; il pressentait qu'à tout le moins a beaucoup » des moines apostats répandraient « une grande puanteur-. »
De fait, que valaient ceux qui avaient quitté leurs ordres pour le suivre ? Ceux qui étaient restés fidèles les connaissaient pour avoir vécu avec eux durant des années, et ils les tenaient pour de la racaille, pour un vil résidu 2 : c'étaient des « polissons », c'est-à-dire des coureurs de filles, sur qui le dominicain Jean MensiNG portait ce jugement : a Ah ! les polissons ne seront jamais que des polissons, en quelque état, profession et ordre qu'ils soient. Et nous souhaitons que si jusqu'à présent il y en a eu dans notre Eglise, ils en soient censément tous partis pour courir à Luther. Plût à Dieu, lui qui veut purger son aire et séparer l'ivraie du bon grain, que Luther eût déjà tous ceux des nôtres qui ne voulaient rien faire de bien. Car, à part ceux que leur naïveté a trompés, il est évident que personne ne se jette dans la secte luthérienne avec l'intention de devenir meilleur et plus pieux, mais seulement afin de vivre en toute liberté et impunité, et d'agir sans aucune retenue, selon son bon plaisir 3. » • Il n'y eut qu'une voix pour reconnaître que les pre-