Voir Cajétan, sur la 2* a", qu. 189, a
2. De perfect vitx spirit., c. 26. C'est une vieille tradition, et elle n'est que l'expression d'une vérité, que dans une vision, un ancien Père vit « mullos de habitu nostro monachali euntes ad supplicium, et multos laicorum euntes in regnum Dei » (Vitse Palrum, Migne, t. 78, c. 806). Cette vision confirme aussi la doctrine catholique que l'entrée en religion, la prise d'habit, la profession ne suffisent pas, mais que l'intérieur doit correspondre à l'extérieur.
La manière dont Luther parle de ce passage de la Vie des Pères est tout à fait de lui. Naturellement il commence parle falsifier ; l'enfer est rempli de religieux {Infernum repletum), qui y tombent
ET LE (( BAPTEME MONASTlQUË )) 3 5.
liques, il demande de celui qui entre dans un ordre la sincère et pleine donation de soi à Dieu, car « le point commun à tous les ordres est que Ton doit s'y adonner complètement au service de Dieu^ », Ainsi, celui qui entre dans un ordre ou qui y fait profession ne garde rien, à l'extérieur ni à l'intérieur, mais de tout et de lui-même il fait sans réticence un entier sacrifice. Pour les docteurs catholiques, ce sacrifice consiste dans le sentiment intérieur, dans l'acte de charité parfaite, qui se manifeste par les trois vœux. Mais le don complet de soi à Dieu renferme et présuppose la réconciliation avec Dieu ; dès lors, selon le degré de son amour, de sa donation et de son sacrifice, on satisfait aux peines à acquitter pour des péchés déjà pardonnes 2.
en troupes serrées (tarmatim). Puis, il le tourne contre l'Église : Dieu a fait cette révélation pour démasquer et détruire le travail de l'erreur, qui commençait à s'insinuer. « Quae historia et Visio certe cum hoc Evangelio consentit, videturque Deus idée eam révélasse, ut erroris opéra tionem tune ingredientem ostenderet et differret. » (Weim., Vlli, 667).
Sur ce passage Kawerau n'a trouvé non plus aucune remarque à faire.