qu. 188, a. I, ad i
2. Dans 4 sent. dist. U, qu. 3, a. 3, qu. 5, ad 3, après avoir rapporté le passage des Vies des Pères, saint Thomas dit : « Sed hoc non est quia talis a satisfactione absolvatur, sed quia eo ipso, quod suam voluntatem in servitutem redegit propter Deum, plenarie pro omni peccato satisfecit, quem cariorem habet omnibus rébus mundi, de quibus tantum posset dare, quod eleemosynis omnia peccata redimeret, eliam quantum ad poetiam ». 3' 2", qu. 189, a. 3, ad 3 : « Rationabiliter autem dici potest, quod etiam per ingressun religionis aliquis consequatur remissionem peccatorum. Si enim aliquibus eleemosynis factis homo pofest statim satisfacere de peccatis suis {sec. illud Daniel., li, 24 : Peccata tua eleemosynis redime) ; muito magis in satisfactione m pro omnibus peccatis suffîcit, quod aliquis se totaliter diuinis obsequiis mancipet
a6 Saint thomas d'aquin
Celui qui sur son étendard a inscrit le principe épicurien : On ne peut résister à la nature; celui qui, comme premier axiome, admet que la concupiscence est absolument invincible, celui-là ne peut pas entendre cette doctrine ; car il n'est plus capable de comprendre ce qu'est la victoire sur soi-même, l'abnégation de soimême, le sacrifice ; il a renoncé à toute résistance au vieil Adam, à toute coopération à la grâce. C'était le cas de Luther.
Et maintenant concluons. En appelant saint Thomas l'inventeur du « baptême monastique », Luther a trompé ses lecteurs, à moins qu'il n'ait simplement donné une preuve de son ignorance. Il est possible que les deux suppositions répondent à la réalité. Toutefois, il connaissait les Vies des Pères, il connaissait l'écrit de saint Bernard 7) w Précepte et de la Dispense, car il cite plusieurs fois ces ouvrages. Dès lors, pourquoi tous ces subterfuges, avec une exposition complètement erronée pour ce qui est de la doctrine ellemême * ?
per reîigionis ingressum, quac exceditomnc gcnus satisfactionisi). Comme il résulte de ces deux passages, saint Thomas prend la remissio peccatorum -pour Idi remissio pœnœ pro peccatis». Cf. en outre De Perf. vitœ spirit., c. ii, et ci-dessus, 1, p. liio, l'explication tirée du Lavacrum conscientist.
I. Dans le Baptême monastique, il faut distinguer l'expression elle-même et la doctrine de l'Eglise et des théologiens catholiques.
Denifle prétend-il que l'expression de baptême monastique était ignorée de Luther alors qu'il était à Erfurt ? Çà et là, entraîné par l'ardeur de la discussion, il semble le dire (voir ci-dessus, t. I, préface de la seconde édition, p. l; ici même, p. 7, 11-12). Cette ignorance n'a pu exister, et les écrivains protestants ont raison de le faire remarquer (W. Walther, Fur Luther wider Rom (Halle, 190G), p. t\h^ et suiv. ; O. Scheel, ouv. cité, II, 189 et suiv. ; voir aussi