Eri., ^8, 336 (i53o-i
uIL N*A JAMAIS SOUHAITÉ DE MAL AUX PAPISTES )) a3l
n'ai cherché qu'à les conduire au Christ de la vérité^ ». Et de nouveau, l'année suivante : « En réalité, nous ne persécutonspersonne, nous n'avons jamais ni tué, ni opprimé 2 ». MûNZER ne se montre-t-il pas modéré envers le père de la « Réforme évangélique », quand il s'écrie : « Si l'on ne connaissait ta duplicité, on crierait au saint, on jurerait que tu es Martin le pieux 3. »
« Nous n'aboutirons à rien contre les Turcs, disaitil en i54o, si nous ne voulons frapper aussi la prêtraille et les étendre tous morts à terre *. » C'était là tout particulièrement le traitement qu'il souhaitait aux religieux. Il s'empressait d'accepter toutes les anecdotes, tous les soupçons que l'on colportait contre eux, par exemple, qu'ils étaient les auteurs des incendies de cette époque ; c'était pour lui une occasion de proférer contre eux ces paroles de haine : « Si la chose vient à être connue, il ne nous restera plus qu'à prendre de concert les armes contre tous les moines et les prêtres ; et je veux en être, moi aussi, car il faut tuer tous ces vauriens comme des chiens enragés ^. » « Si dans une maison j'avais tous les franciscains, j'y mettrais le feu ; car chez les moines le grain est parti, mais la baie reste encore. Qu'on les jette tous au feu ^. » Passetemps sans conséquence, du reste : Les religieux « ne