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Weim., III, 35i : « Quia fides justificat nos

254 L*AUSTÉRITÉ DE l'oRDRE DE LUTHER

Ce que plus tard il ne cesse de nous redire de ses jeûnes rigoureux d'autrefois, qui l'auraient conduit aux portes du tombeau, mérite beaucoup plus d'arrêter notre attention. Les jeûnes que prescrivait alors la règle des Augustins, du moins pour l'Allemagne et tout spécialement pour le vicariat où se trouvait le couvent d'Erfurt (dans lequel Luther passa ses premières années), étaient notablement plus doux que ceux qui étaient prescrits dans les Constitutions générales, déjà fortement mitigées. Pour les jeûnes, les constitutions dés ermites de saint Augustin offraient un mélange des Règles franciscaines et dominicaines ; d'autres dispositions y furent ajoutées d'après des vues personnelles. De la Toussaint à Noël, les communautés franciscaines devaient observer un jeûne rigoureux : c'était sur ce point la disposition fondamentale de leur règle. Ce jeûne comprenait l'abstinence non seulement de la viande, mais encore des œufs, du fromage et du lait; le soir à la collation, il n'y avait de permis qu'une boisson, avec du pain ou des fruits. [1 en était de même depuis le dimanche de la Ouinquagésime jusqu'à Pâques. De Noël à la Quinquagésime, on pouvait autoriser l'emploi de la graisse pour l'assaisonnement, et, ainsi d'ailleurs que tout le reste de l'armée à l'exception des vendredis et de certains jours déjeune, autoriser l'usage des œufs, du fromage et du lait, même en dehors du repas principal^.

I. Constitutiones, éd. Gabriel Vemîtus (Venetiis, i5o8), cap. 23 (lc3 manuscrits concordent assez bien avec cette édition) : « A festo Omnium Sanctonim usqne ad Nativitatem Domini, nullo labore vel occasione (excepte infirmitatis articulo) fratres non nisi

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